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L'argent public c'est le nôtre

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Claire Pigeon (clapige@yahoo.com)
Envoyé Le mercredi 28 septembre 2005 07:00



Le gouvernement Charest dit adieu aux baisses d'impôts, écrit-on amèrement déçu dans la presse. Mais alors pourquoi est-on aussi mou dans cette même presse quand on commente les prétentions syndicales? Des éducatrices qui sont insatisfaites de $19.55 l'heure? Mais pourquoi ne se choque-t-on pas de les payer plus que le double d'une gardienne? Parce que la gardienne on doit la payer de notre poche, tandis que les éducatrices c'est le gouvernement qui s'en occupe? Mais a-t-on encore la mentalité d'avant la révolution française, quand l'État c'était le roi, et que l'argent public venait de ses poches? Y a-t-il quelqu'un qui se rend compte que l'argent du gouvernement c'est le nôtre, celui que nous payons avec nos impôts et nos TPS-TVQ?

Et les enseignants? Le front commun CSN-FTQ demande 5 milliards $ par année supplémentaires et encore plus avec l'équité salariale, ce qui fait près de 1500 $ de plus d'impôt par contribuable par année. Et après on se préoccupe de l'augmentation des frais de santé. Ce sont les enseignants qui vont ronger notre bas de laine! Comme la plupart des syndicats, il suffit de penser aux cols bleus de Montréal. Nous sommes en train de payer chèrement pour des vaches sacrées qui parlent de solidarité lorsqu'en réalité ils ne sont que des parasites avides.

Et qu'on ne me parle pas d'équité salariale. L'équité salariale serait mieux assurée en laissant intervenir les équilibres du marché. On n'a pas de difficulté à recruter des enseignants, au contraire il y a une longue liste de candidats en attente pour les emplois d'enseignement, et encore plus longue pour les emplois de personnel de soutien, ou de col bleu de Montréal. Ceci signifie que ces employés reçoivent plus qu'ils n'obtiendraient ailleurs. Laisser faire au marché (ce qui nécessite parfois quelques interventions, comme défaire les monopoles, que ce soit dans les télécommunications ou dans le marché du travail) est non seulement une approche efficace, mais aussi une garantie d'équité.

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