Un groupe de défense des travailleurs dépose une plainte - Wal-Mart laisserait ses fournisseurs utiliser des méthodes indignes

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AFP
Édition du jeudi 15 septembre 2005

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Los Angeles -- Un groupe de défense des travailleurs a lancé une action en justice contre Wal-Mart, accusant le numéro un mondial de la distribution d'autoriser ses fournisseurs en Afrique, Asie et Amérique latine à utiliser des méthodes sociales indignes, a-t-on appris hier.

La plainte a été déposée mardi devant un tribunal de Los Angeles par l'International Labor Rights Fund (ILFR), un groupe basé à Washington.

La plainte accuse Wal-Mart d'autoriser ses fournisseurs à forcer leurs employés «à travailler un nombre d'heures excessif sept jours sur sept sans aucun jour de congé» et à «contrer leurs tentatives pour former un syndicat». L'organisation accuse aussi Wal-Mart d'avoir fait des «déclarations fallacieuses au public américain concernant les pratiques de la société en matière de droits de l'Homme et de droits des travailleurs».

Obligations contractuelles

Selon l'ILFR, ces faits violeraient les obligations contractuelles définies par Wal-Mart lui-même dans les codes de conduite destinés à ses fournisseurs. «Selon les obligations définies dans les marchés de fourniture, et conformément aux promesses faites aux consommateurs aux États-Unis et en Californie, Wal-Mart s'est engagé à surveiller les usines de ses fournisseurs pour s'assurer de leur soumission au code de conduite», note la plainte.

Pour sa part, Wal-Mart a indiqué étudier cette plainte et prendre les mesures nécessaires pour répondre aux accusations qu'elle porte.

Wal-Mart a établi un code de conduite pour ses fournisseurs en 1992.

Des employés en Chine, au Bangladesh, en Indonésie, au Nicaragua et au Swaziland sont «obligés de faire des heures supplémentaires, ont des salaires inférieurs au minimum légal... et sont en général obligés de travailler dans des conditions préjudiciables à leur santé et à leur sécurité», accuse l'ILFR.

Des employés d'entreprises californiennes, qui estiment avoir subi un préjudice du fait «des pratiques sociales inéquitables de Wal-Mart», se sont associés à la plainte, selon l'ILFR. Ces employés, parmi lesquels des membres de syndicats, «ont été forcés de faire des concessions salariales pour permettre à leurs employeurs d'essayer de concurrencer Wal-Mart».

Wal-Mart a affirmé dans le passé qu'elle se conformait au droit des pays dans lesquels elle intervenait.

Dans son rapport de 2004 sur les normes appliquées par ses fournisseurs, Wal-Mart a indiqué avoir procédé à plus de 12 000 inspections dans 7600 usines et avoir mis fin à ses relations commerciales avec 1500 usines dont 108 définitivement surtout pour des violations concernant le travail des enfants.


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