Delta Air Lines évoque une mise en faillite
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Atlanta -- Delta Air Lines, en difficultés financières, a annoncé hier la cession de sa filiale régionale Atlantic Southeast Airlines a la compagnie SkyWest pour 425 millions de dollars, en argent comptant. La compagnie aérienne américaine levait à peine le voile sur ses discussions vitales pour éviter une faillite.
La compagnie aérienne américaine Delta Air Lines, en difficultés financières, était cependant muette hier sur l'état de ses négociations cruciales avec une société prestataire de paiements par carte bancaire, dont l'échec pourrait lui coûter une mise en faillite. Le contrat précédent devait expirer le 29 août. Tout au plus le transporteur, troisième par sa taille aux États-Unis, a-t-il indiqué hier, dans un document déposé auprès de la Securities and Echange Commission, avoir obtenu une prolongation de ce contrat jusqu'au 31 octobre.
Le partenaire d'Air France au sein de l'alliance commerciale Sky Team avait averti mardi dernier que son avenir dépendait notamment des discussions avec ce prestataire, dont le nom n'a pas été dévoilé, et avait indiqué qu'il avait jusqu'à hier pour faire un point sur sa situation.
Le prestataire demandait à Delta une avance en cash «significative», et ce dernier a indiqué la semaine dernière «explorer les possibilités de financer cette réserve, mais il n'y a aucune assurance sur le montant et le moment où le groupe pourra le faire». Si les négociations échouaient, le prestataire menaçait de ne pas effectuer pas les paiements des clients de Delta utilisant des cartes Visa et Mastercard, soit une très grande majorité des clients.
La compagnie aérienne américaine a une nouvelle fois averti hier soir qu'elle se placerait sous le régime des faillites si ses liquidités continuent de décliner à un niveau inacceptable. «Notre préférence a toujours été d'éviter de se placer sous la protection du chapitre 11», la loi américaine sur les faillites, a écrit la compagnie dans un rapport très attendu au régulateur boursier (SEC) sur ses comptes du deuxième trimestre.
«Si nos liquidités continuent de décliner à un niveau inacceptable ou si nous concluons qu'une structure de coût compétitive ne peut être atteinte via notre plan de restructuration [initié à l'automne 2004, NDLR], nous aurons besoin de nous placer sous la protection du chapitre 11», poursuit Delta.
Delta a cumulé une perte de 10 milliards depuis janvier 2001.

