Vol AF358: la carcasse est démontée
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Toronto -- La carcasse brisée et calcinée de l'Airbus 340 qui s'est écrasé mardi dernier dans un ravin en bout de piste à l'aéroport international Pearson de Toronto ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir.
Le dernier de ces indices a été fourni hier par des experts du ministère fédéral de l'Environnement: un fort coup de vent aurait traversé la piste au moment où l'avion atterrissait en plein orage. «Il semble qu'une bourrasque de vent à 60 km/h ait traversé la piste 24L à peu près au moment où l'avion atterrissait», a déclaré un porte-parole, Robert Lefebvre, après une analyse détaillée des données radar enregistrées au moment de l'atterrissage. «Quel a pu être l'impact sur la manoeuvre d'atterrissage, ce sera au BST de le déterminer», a-t-il ajouté.
Le BST a déjà établi que tous les systèmes de l'avion fonctionnaient normalement au moment de l'accident. Mais l'avion était déjà trop avancé sur la piste lorsqu'il s'est posé, de sorte que, compte tenu du mauvais temps, il n'a pu s'immobiliser avant d'atteindre le ravin.
Hier, les inspecteurs du BST s'affairaient à récupérer plusieurs débris de l'appareil susceptibles de les aider dans leur enquête. Le reste de la carcasse était chargé sur des camions pour être livré à la compagnie qui assure le transporteur Air France.
Un recours collectif de 75 millions de dollars a été intenté contre Air France, les autorités aéroportuaires de Toronto et la société Nav Canada. Air France a indiqué qu'elle allait indemniser les passagers, mais plusieurs se sont dits insatisfaits des montants déjà offerts. La compagnie a toutefois fait savoir hier que les compensations offertes jusqu'à présent devaient servir à couvrir les dépenses immédiates et ne représentaient pas une offre finale.

