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Du passage d'une société bilingue à une société unilingue anglophone
Le français est la troisième langue, et non la deuxième, qu'ils acceptent de parler avec nous, souvent avec agacement et réticence, conscients que les politiques gouvernementales les y obligent alors que le choix qu'ils ont fait de vivre au Canada et en Amérique du Nord ne devrait pas leur imposer une langue qui pour eux n'est pas le reflet de leur appartenance à cette société et en laquelle ils ne retrouvent pas, ou très peu, d'identification culturelle.
Soyons au pire, bilingues, au mieux, quadrilingues, mais donnons-nous des institutions publiques françaises comme dans tout État français ce qui n'exclut nullement que les individus qui travaillent dans ces institutions puissent, de personne à personne, parler plusieurs langues.
En décidant de faire du Québec un État bilingue on se rendra compte à l'usage qu'il nous faut une langue commune d'échanges et il est fort à parier que la concentration de l'immigration dans une ville comme Montréal fera en sorte que la langue commune « pour vivre » sera l'anglais.
Christiane Gervais
Arrondissement Ahuntsic-Cartierville
Montréal
