Les grandes banques réclament l'autorisation de vendre de l'assurance

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

PC
Édition du jeudi 23 juin 2005

Mots clés :

Toronto -- Les grandes banques canadiennes reviennent à la charge dans l'espoir d'obtenir du gouvernement l'autorisation de vendre de l'assurance.

Alors que le fédéral entreprend de réviser la loi sur les banques, comme il le fait une fois tous les cinq ans, les institutions financières font pression afin que disparaissent certaines des restrictions limitant leurs activités dans le secteur de l'assurance, interdictions étant demeurées en place lorsque la législation fut amendée pour la dernière fois, en 2001.

«Le secteur bancaire estime depuis longtemps que les restrictions encore en vigueur vont à l'encontre des intérêts des consommateurs et sont contraires au principe de la libre concurrence», a déclaré hier le président et chef de la direction de l'Association des banquiers canadiens (ABC), Raymond Protti, lors d'une allocution prononcée devant le Club économique de Toronto.

Actuellement, les banques canadiennes peuvent exercer certaines activités dans le secteur de l'assurance, en faire la publicité et vendre des polices aux clients qui les joignent par téléphone ou par Internet. Elles ne sont cependant pas autorisées à fournir d'information sur certains de leurs produits d'assurance, comme l'assurance hypothécaire, l'assurance-vie et l'assurance-auto, aux clients qui en font la demande dans leurs succursales.

Plus de choix

«On se demande qui cela peut bien servir? Certainement pas le consommateur», a lancé M. Protti en présence d'une centaine de personnes.

«Quatre-vingt-dix pour cent des Canadiens sont d'avis qu'il est important d'avoir le plus de choix possible quant aux sources d'information sur les produits d'assurance, y compris les succursales bancaires», a-t-il affirmé, faisant état d'un sondage commandé par l'ABC et mené par la firme The Strategic Counsel sur les attitudes des consommateurs envers l'accès à l'information en matière d'assurance.

Selon ce sondage, près des trois quarts des Canadiens «estiment que le fait que de l'information en matière d'assurance ne soit pas disponible dans les succursales bancaires n'a tout simplement aucun sens».

Tenue en mai auprès de 1358 adultes canadiens, l'enquête d'opinion est jugée précise à plus ou moins 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com