D'accord pour le 60% des électeurs socialistes qui ont voté non pour préserver leurs acquis. Par contre, je pense que plusieurs Français, surtout ceux de centre et de droite, ont voté non par crainte de diluer leur statut de "Français" dans une identité "européenne". En effet, les Espagnols (qui dans les zones industrialisées ont des salaires comparables aux Français et donc vulnérables aux pays de l'Est aux bas salaires, et dont les régions sous-développées reçoivent des subventions qu'ils doivent maintenant partager avec les pays est-européens) ont voté oui à plus que 80%. Mais les Espagnols, comme les Italiens ou les Allemands, ne se sentent pas admirés pour leur nationalité, tandis que les Français sont très fiers de leur image de "peuple lumière". Tout comme les Anglais qui sont fiers d'avoir inventé la monarchie constitutionnelle et initié la révolution industrielle. Ce qui explique pourquoi les Anglais ne sont pas chauds à l'idée de se fondre dans l'Europe, et aussi pourquoi les Anglais ont toujours été favorables au multiculturalisme (par exemple, les Arabes qui vivent en Angleterre sont encouragés à garder leur culture): on a dit que les Anglais favorisent le multiculturalisme car ils tiennent à préserver le statut de leur culture "prima inter pares". En d'autres termes, les Français et les Anglais veulent se garder distincts des autres car "ils n'ont pas gardé les cochons ensemble".