Moody's accole une perspective négative à la dette de Bell et de BCE
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Toronto -- La firme de notation de crédit Moody's accole une perspective négative à la dette de Bell Canada et de sa société mère BCE.
Moody's craint notamment que BCE ne procède pas à la vente de sa participation de 68,5 % dans sa filiale Bell Globemedia, qui possède, entre autres actifs, le réseau de télévision CTV ainsi que le quotidien Globe and Mail. «Il est aussi possible, selon l'analyse que fait Moody's de la situation, que les pressions des actionnaires fassent en sorte que la direction leur remette une part importante des gains provenant de la vente d'actifs plutôt que d'utiliser ces sommes pour réduire la dette», précise l'agence.
La cote de A3 dont bénéficient présentement Bell Canada et BCE pourrait être réduite par Moody's si ces deux entreprises ne peuvent améliorer d'ici deux ans leur coefficient de flux de trésorerie disponible par rapport à la dette nette.
Une autre entreprise du secteur des télécommunications, Rogers, a pour sa part obtenu hier une amélioration de la perspective sur sa dette, de la part de la firme Dominion Bond Rating Service. DBRS fait ainsi passer de négative à stable la perspective sur la dette de Rogers, premier câblodistributeur ainsi que premier fournisseur de téléphonie sans fil au Canada. DBRS justifie sa décision par de récentes acquisitions réalisées par Rogers, qui a mis la main l'année dernière sur Microcell et son service de téléphonie sans fil Fido et qui s'apprête à faire son entrée dans la téléphonie traditionnelle à la faveur de l'acquisition de Call-Net.

