Prix Molière en France - Le Figaro condamne le refus de Wajdi Mouawad

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Édition du mercredi 11 mai 2005

Mots clés : figaro

Paris -- Le quotidien Le Figaro a qualifié hier de «méchant couac» la décision de Wajdi Mouawad de refuser le Molière du meilleur auteur francophone de théâtre qui lui avait été décerné la veille à Paris.

Dans l'ensemble, le geste n'a pas été relevé par la presse parisienne, qui s'est surtout concentrée sur le triomphe fait à Michel Bouquet pour Le roi se meurt, de Ionesco. Ni Libération, ni Le Parisien, ni La Croix n'ont par exemple mentionné l'incident, que Le Monde a simplement présenté de son côté comme un des «petits accrochages» qui ont émaillé la cérémonie des Molière.

Le Figaro, en revanche, a condamné l'attitude du Montréalais, qui, n'ayant pas fait le voyage à Paris, a expliqué sa décision dans une déclaration lue par Magali Léris, la metteuse en scène française de sa pièce Littoral.

Jusqu'à cette intervention, «tout allait bien», a répété plusieurs fois le quotidien conservateur, en évoquant les «jolis moments» de la soirée et les «lauréats heureux». Puis «vint le Molière de l'auteur», a poursuivi Le Figaro, sur un ton sévère, en dénonçant les «formules embarrassées» de Wajdi Mouawad et ses «approximations sur ces théâtres qui seraient sans comités de lecture, ces directeurs qui jettent les manuscrits, etc.».

«Il tombait d'autant plus mal que l'on aura rarement autant parlé d'auteurs», a tranché le journal, en évoquant notamment la remise, le matin même, du premier Grand Prix de littérature dramatique à Marc Dugowson pour Dans le vif ou le Molière de la meilleure création française décerné à l'auteure et comédienne Denise Chalem.

«Bref, un méchant couac, Mouawad», a assené Le Figaro.

Le quotidien, qui exagère nettement l'impact de l'incident sur le déroulement de la soirée, s'est montré plus indulgent envers les animateurs, deux vedettes de la télé -- dont l'humour, passablement lourd, n'a pas fait l'unanimité.


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