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Les gérants d'estrade...

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Jacques Saint-Pierre
Envoyé Le jeudi 28 avril 2005 22:00



Un instant... Toutes les réactions à l'article de monsieur Dumais vont dans le même sens : Bravo !

Mais je dois poser une question : est-il possible que certains éléments essentiels aient été omis dans l'analyse proposée par monsieur Dumais ? Bien sûr...

Le choix d'une infrastructure ne peut être fait sur un coup de tête ou basé sur de simples analyses budgétaires. Ce choix ne peut être guidé par des considérations "sociétales", bien sûr, car celles-ci font trop souvent référence à des avantages non quantifiables. À titre de conseiller en ce domaine, laissez-moi vous dire que l'expérience du marché en matière de logiciels libres ne peut être qualifiée, à ce jour, de concluante. En effet, il est toujours hasardeux pour les entreprises de s'orienter à l'écart d'un marché existant.

Et l'alignement de ces choix technologiques a des impacts que l'auteur de cet article évite d'adresser: capacité de recrutement de ressources qualifiées en regard de ces logiciels, support faible ou inexistant pour ces logiciels, documentation et formation souvent déficientes, et j'en passe...

Toutes les entreprises ont en leur sein un employé (généralement hors du service informatique) qui expliquera aux gestionnaires qu'il est préférable d'adopter la solution "maison" qu'il propose à l'achat d'un logiciel coûteux, populaire, développé par une horde d'ingénieurs et assorti de garanties et d'un service de support 24/7. Parfois, les gestionnaires se laissent séduire. Souvent, le proposeur implante sa solution et démissionne. Toujours, les gestionnaires doivent ensuite gérer la catastrophe qui leur a été légué par le zélé en question.

Au fond, ce que je dis, c'est que je doute que monsieur Dumais et ses fans ayant réagi ici soient suffisamment informés pour être totalement assurés de détenir la Vérité ultime.

Non, monsieur Dumais, l'acquisition de logiciels reconnus et ayant fait leurs preuves n'est pas un péché. L'investissement dans une infrastructure propriétaire(sic) ne doit pas être considéré comme une prostitution de gestionnaires.

Avant de juger, de vos estrades, des décisions qui ne sont pas encore prises, pourriez-vous laisser la chance aux gens qui s'y connaissent d'y voir clair ?

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