Les néonazis, plus présents que jamais?
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Toronto -- L'assassinat de Wolfgang Droege ne fera pas grand-chose pour freiner la montée d'une nouvelle génération de tenants de la suprématie blanche possiblement violents, affirme une ancienne taupe du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) ayant contribué à jeter le discrédit sur l'ex-dirigeant néonazi.
«Certaines des organisations les plus insidieuses sont en mesure de faire passer leur message sans que soient nécessaires les contacts directs ou la camaraderie de groupe», a déclaré à la Presse canadienne M. Bristow, qui demeure caché, lors d'une rare entrevue.
«Cela complique beaucoup la tâche des services de renseignement», a-t-il ajouté.
Âgé de 55 ans, Droege, l'un des fondateurs du Heritage Front, qui a déjà été la plus importante et active organisation néonazie au Canada, a été retrouvé sans vie, victimes de coups de feu à la tête et à la poitrine, dans l'entrée de l'immeuble résidentiel de l'est de Toronto où il habitait, il y a deux semaines.
La police a accusé de meurtre au deuxième degré une connaissance de Droege, Keith DeRoux, 43 ans. Elle continue de croire que cette affaire n'a rien à voir avec les opinions de droite de la victime.
Le décès de Droege -- jumelé à l'expulsion le mois dernier en Allemagne de Ernst Zundel, un négationniste,-- a laissé un vide parmi les dirigeants des tenants de la suprématie blanche. Les deux hommes retenaient l'attention, attiraient à leur cause de nouvelles recrues et des fonds, en plus d'être bien connus des autorités canadiennes, a affirmé M. Bristow. Wolfgang Droege était né en Allemagne. Il s'était installé au Canada au début des années 70, obtenant ensuite la nationalité canadienne.

