Gordon Shepherd et Marc Garneau - La ville d'un savoir universel

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Ulysse Bergeron
Édition du samedi 23 et du dimanche 24 avril 2005

Mots clés :

La Community of Space Research (COSPAR) est un comité mondialement reconnu qui a vu le jour en 1958, soit un an seulement après le lancement du premier satellite soviétique. Déjà à l'époque, les assemblées organisées se voulaient distantes des intérêts politiques et désiraient faire le pont entre les différentes recherches liées à l'espace.

Comme le fait remarquer Gordon Shepherd de l'Université York, l'objectif originel n'a pas changé: «Le COSPAR Scientific Assembly est une occasion pour une vaste communauté de scientifiques faisant de la recherche dans le secteur de l'aérospatiale de se rencontrer et d'échanger.» C'est donc avec fierté que Montréal accueillera en 2008 les plus grands chercheurs et spécialistes de ce secteur d'activité.

«Par sa nature même, Montréal est un choix intéressant pour une assemblée de ce type, car elle est une ville multiculturelle où cohabitent deux langues: l'anglais et le français. Et il s'agit des deux langues les plus utilisées dans l'aérospatiale», explique pour sa part David Kendall, le directeur du programme de sciences spatiales de l'Agence spatiale canadienne, parlant au nom du nouvel ambassadeur Marc Garneau.

De plus, «le fait qu'il y ait quatre universités à Montréal est également un facteur à considérer. Cela fait de Montréal un endroit où l'intérêt pour la recherche en aérospatiale est évident». Il s'agira donc d'une occasion pour plusieurs étudiants du domaine de côtoyer les éminents spécialistes de l'aérospatiale et de s'abreuver à la source même du savoir. «Je crois que le secteur académique en retirera les plus grands bénéfices. Il s'agit d'une opportunité particulière, celle d'accueillir à Montréal les plus grands chercheurs mondiaux de l'aérospatiale.» On estime que près de 2500 délégués et 50 exposants devraient se réunir au Palais des congrès de Montréal en 2008.

Les retombées économiques directes de l'événement devraient graviter autour de six millions de dollars. Mais il s'agira certainement d'une occasion pour les entreprises montréalaises et québécoises oeuvrant dans le domaine de se faire connaître davantage et de tisser des liens encore plus étroits avec les spécialistes reconnus. On pense entre autres à Pratt & Whitney, Bombardier et EMS Technologies. Comme le note David Kendall, Montréal est déjà un centre mondialement reconnu dans ce domaine. Il est en fait, après Seattle, la deuxième ville en importance au monde dans le secteur de l'aérospatiale. À ce sujet, on estime qu'on retrouve à Montréal une personne sur 180 qui travaille dans l'aéronautique ou l'aérospatiale. Ainsi, l'assemblée scientifique de la COSPAR ne devrait qu'apporter de l'eau à un moulin déjà bien fonctionnel.


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