Sylvain Loranger - Haut risque

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Pierre Vallée
Édition du samedi 23 et du dimanche 24 avril 2005

Mots clés :

La Society for Environmental Toxicology and Chemistry (SETAC) tiendra son 27e congrès annuel à Montréal en novembre 2006. La tenue de ce congrès est en partie le résultat des efforts déployés par Sylvain Loranger et le chapitre Saint-Laurent de la Society for Risk Analysis.

Ce congrès regroupera 2500 délégués dont le lien commun est l'intérêt qu'ils portent à l'évaluation et à la gestion des risques causés par les effets des substances chimiques dans l'environnement. «Les chercheurs proviennent de tous les milieux: industriels, gouvernementaux et académiques, précise-t-il. Les gestionnaires seront aussi présents.» Il en est ainsi, selon lui, puisque cette discipline exige aujourd'hui des analyses multicritères et fait donc appel à toutes les disciplines scientifiques. «Par exemple, la modélisation nous permet d'évaluer les risques pour la santé. Mais il faut aussi être en mesure de développer des outils de gestion.»

Détenteur d'un doctorat en santé communautaire de l'Université de Montréal, M. Loranger oeuvre depuis 20 ans à établir les liens entre l'environnement et la santé. La tenue du congrès à Montréal le réjouit car ce qui y sera discuté constitue, selon lui, un thème local majeur. «Nous avons l'opportunité de vivre près du fleuve Saint-Laurent. Cela nous a permis d'étudier sur le plan écologique le milieu aquatique, mais aussi les berges et le milieu terrestre.» De plus, il croit que Montréal est la ville qui pourrait le mieux agir en tant que plaque tournante entre les États-Unis et l'Europe.

«Nous avons, au Québec, développé des méthodes d'approche européennes, mais aussi des méthodes d'approche américaines.» Sans compter que la communauté scientifique québécoise en sciences de l'environnement, bien que méconnue, est plutôt dynamique. «Les Québécois sont des originaux et des innovateurs en matière d'environnement.»

Il considère que les retombées scientifiques pour Montréal de la tenue de ce congrès sont inestimables. «Nos chercheurs auront l'occasion de mieux se faire connaître et cela permettra un meilleur réseautage.» Et c'est aussi une occasion pour convaincre la jeunesse de faire carrière «comme chercheurs en environnement à l'intérieur d'organismes publics voués à la bonne gestion de l'environnement».

Professeur en environnement à l'Université de Montréal, vice-président et fondateur du Service d'analyse de risque QSAR inc., Sylvain Loranger se définit comme un collaborateur-né et un communicateur. «Vulgariser sans être vulgaire. Livrer un message clair mais pas édulcoré. J'ai une soif de connaître mais aussi de dire.»


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