Joane Parent - Spécialisation vétérinaire

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Ulysse Bergeron
Édition du samedi 23 et du dimanche 24 avril 2005

Mots clés :

Pour la première fois de son histoire, l'American College of Veterinary Internal Medecine (ACVIM) -- une organisation qui regroupe l'ensemble des spécialités en médecine vétérinaire -- sortira des États-Unis à l'occasion d'un congrès annuel.

L'événement qui se déroulera en 2009 au Palais des congrès permettra à l'ACVIM de renouer avec ses racines canadiennes. Car, comme le fait remarquer la Dre Joane Parent, une spécialiste en neurologie animale impliquée dans l'organisation, «les Canadiens ont tout de même occupé une place importante au sein de la direction ou de l'administration de l'organisation. Par le fait même, ils ont participé à l'évolution de l'ACVIM». Et le séjour montréalais permettra de «sortir le forum de son contexte habituel et de lui faire connaître une autre culture».

L'événement plusieurs retombées, croit-elle. «Dans ce secteur, le Canada atteint une qualité supérieure moyenne, en comparaison avec la moyenne américaine. On n'a rien à envier à ce qui se fait aux États-Unis.» Les institutions québécoises pourront particulièrement bénéficier des discussions. Joane Parent pense entre autres à l'École vétérinaire de Saint-Hyacinte. Comme elle le rappelle, près de 3000 délégués et 150 exposants devraient participer à l'événement.

Le forum de l'ACVIM dépasse largement le cadre de la médecine vétérinaire telle que nous la connaissons, car il aborde les champs de spécialisation propres à cette discipline. «Les gens qui viendront à Montréal axeront leurs discussions et réflexions sur des spécialités comme la médecine des petits animaux, la médecine interne des grands animaux, mais également l'oncologie, la cardiologie et la neurologie. Cela implique qu'on y entendra des spécialistes qui ont fait quatre ans d'études après leur cours de vétérinaire habituel, explique la Dre Parent. Pour avoir côtoyé régulièrement des collègues en médecine humaine, je peux vous dire qu'on n'a pas, en médecine vétérinaire spécialisée, pris totalement notre place. J'ai souvent l'impression d'avoir quelque chose à prouver...»

Toutefois, elle admet humblement les limites d'un tel exercice. Sans dénigrer le pôle d'attraction que peut représenter la métropole, elle note que «le forum doit être considéré comme une bulle qu'on transporte annuellement d'une ville à l'autre. Donc, le fait de venir à Montréal ne découle pas nécessairement d'un apport scientifique que peut nous apporter la ville, mais plutôt d'un intérêt pour la ville en soi».


Vos réactions


Aucun commentaire ... soyez le premier !

Réagissez à ce texte


 

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com