Petit lexique cochon pour parents avertis

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Marie-Andrée Chouinard
Édition du samedi 16 et du dimanche 17 avril 2005

Mots clés : lexique

Amateurs de sensations fortes et internautes branchés sur des images à saveur pornographique, les jeunes s'adonnent à des pratiques sexuelles qui ont de quoi étonner. Sous la pression de leurs copains, certains ados se lancent dans un blitz sexuel comme s'il s'agissait d'un passage obligé teinté de la plus banale des normalités. Petit lexique cochon pour parents avertis.

FELLATION

- Elle a la cote actuellement, et bien des jeunes filles s'y adonnent, préservant du coup leur virginité pour le prince charmant, auquel elles rêvent toujours malgré des vendredis soirs olé olé. Les spécialistes s'inquiètent de voir des fillettes du primaire marchander une «pipe» contre des cadeaux, de la plus banale cigarette à un joli vêtement.

SOFA PARTY

- Variation sur le thème de la fellation: dans un sous-sol laissé aux jeunes par des parents inconscients ou trop confiants, une rangée de garçons s'installent confortablement sur le sofa usé. Les filles défilent les unes après les autres et besognent en changeant de partenaire, jusqu'à épuisement...

CHASSE-NEIGE

- Se pratique invariablement, été comme hiver, malgré ce que son nom suggère. Après avoir éjaculé dans la bouche de sa partenaire, le jeune homme reçoit en plein visage le sperme recraché par mademoiselle. Peu répandu comme pratique mais, dans certaines écoles, c'est la mode du jour.

FUCK FRIEND

- Ce n'est pas l'amoureux, ni l'amant, encore moins le meilleur ami. Une traduction littérale maison nous dirigerait vers «le copain de baise», celui à qui on peut expédier un courriel pour demander tout bonnement: «Cher Sébastien, et si on était fuck friends?» N'engage à rien -- officiellement -- mais, officieusement, on constate que les filles en bavent secrètement pour le fuck friend et se meurent d'amour pour lui.

DANSE SANDWICH

- Populaire dans les écoles secondaires mais aussi primaires, à l'occasion des danses orchestrées par l'école. Au son langoureux d'un slow, une fille se voit entourée de deux garçons, l'un à l'arrière, l'autre à l'avant, pour former ledit sandwich. Celui d'en arrière a le loisir de fureter vers la partie inférieure du corps, tandis que son voisin d'en avant s'adonne à l'examen du haut. La danse sandwich se pratique aussi avec un garçon au centre et deux filles l'étreignant. Se fait au vu et au su d'adultes surveillants.

SEX BRACELETS

- Les avis diffèrent sur ces mignons petits bracelets de plastique colorés, en apparence bien inoffensifs. S'ils sont sans doute anodins pour nombre d'ados qui les exhibent, ils traduisent en revanche pour certains un code sexuel défini à l'aide des différentes couleurs dudit bracelet, que l'on porte à l'unité ou en rangées. Le noir annonce la disponibilité du porteur pour une relation sexuelle, mais le bleu indique une préférence pour la fellation, le vert pour le cunnilingus, le orange pour un chaste baiser (tout de même!), le jaune pour un gros câlin et le mauve pour la sodomie.

VIAGRA

- Oubliez les hommes grisonnants gambadant sur le parterre de leur maison de banlieue, fredonnant énergiquement le «I did it my way» de Frank Sinatra après une folle nuit d'amour sans incident... Le Viagra ne fait pas sourire que les hommes à la libido chancelante. Les jeunes fouinent dans la pharmacie de papa -- ou de papi! -- et avalent les petites pilules bleues pour faire durer le plaisir des heures et des heures, en plus d'exacerber leurs sensations.

GAGGING

- Pratique extrême, il ne s'agit pas de la dernière tendance chez nos jeunes adolescents québécois, mais certainement de ce qui est in côté consommation d'images cybernétiques, affirment les spécialistes. Du terme anglophone «to gag», c'est-à-dire avoir des hauts-le-coeur, le «gagging» consiste en une pénétration violente du pénis dans la bouche de la femme, jusqu'à ce que celle-ci vomisse. Les sites Internet diffusent des images troublantes de femmes malades, les larmes faisant dégouliner leur maquillage.

ASS TO MOUTH

- Tout droit venu d'Internet et de la profusion pornographique qu'elle diffuse, le «ass to mouth», comme son nom l'annonce, consiste en une pénétration anale suivie, immédiatement avant l'éjaculation, d'une fellation. Sans qu'on puisse statuer sur la popularité de cette pratique chez les jeunes, celle-ci demeure, elle aussi, une manière de faire que les jeunes visualisent avec une facilité déconcertante sur l'écran de l'ordinateur.


Vos réactions


Ça me révolte! - par Amélie Jolie (courtisane_amelie@yahoo.ca)
Le samedi 21 février 2009 17:00

banaliation sociétale...réalité clivée... - par émilie millette (miget001@hotmail.com)
Le jeudi 26 avril 2007 21:00

L'art de tout confondre... - par Jocelyne Lalonde
Le lundi 02 mai 2005 08:00

Que la libération continue! - par Dominic Claveau (claveaudominic@yahoo.com)
Le mardi 26 avril 2005 12:00

mmm ok je vois - par Keven Gagnon (keven_3000@hotmail.com)
Le vendredi 22 avril 2005 22:00

Voyons donc! - par Catherine Laurendeau (ironcathmaiden@hotmail.com)
Le jeudi 21 avril 2005 18:00

Non mais.... - par its me !!!
Le jeudi 21 avril 2005 12:00

il ne faut pas tout croire - par robert caroline
Le mercredi 20 avril 2005 16:00

Oh my gosh! - par oudavone mantryvong (banana_republik83@hotmail.com)
Le samedi 16 avril 2005 09:00

Très grande tristesse - par Marc Favreau
Le samedi 16 avril 2005 08:00

Réagissez à ce texte


 

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com