Un peu de répit pour les perchaudes du lac Saint-Pierre

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Louis-Gilles Francoeur
Édition du lundi 04 avril 2005

Mots clés :

Québec vient d'amorcer un virage important dans la gestion de la perchaude au lac Saint-Pierre en réduisant sensiblement les quotas alloués aux pêcheurs commerciaux et sportifs et en lançant un important programme de rachat des permis de pêche commerciale afin de restaurer les stocks d'ici cinq à sept ans.

Le quota octroyé aux pêcheurs commerciaux est ainsi ramené de 64,5 tonnes à 40 tonnes et la part de la pêche sportive sous la glace est réduite de 21,5 tonnes à 13,5 tonnes. Les pêcheurs à la ligne en eaux libres (en été) devront remettre à l'eau toutes les prises de perchaudes. Ces nouvelles règles entreront en vigueur dès le début de la pêche commerciale, soit le 10 avril.

Quant au programme de rachat de permis, Québec y investit 1,8 million pour récupérer «une vingtaine de permis» sur les 36 actuellement en vigueur. Côté faune, on disait hier qu'il s'agit d'un «excellent début mais qu'il faudrait ramener à cinq ou six le nombre de permis commerciaux si on veut que la perchaude, présentement en déclin croissant, arrive à restaurer ses stocks à des niveaux intéressants et de façon permanente», expliquait une source bien au fait du dossier.

Le rapport Thibault, remis à Québec en 2004, proposait de réduire de 50 % les captures actuelles afin d'assurer la restauration de cette espèce en déclin au lac Saint-Pierre. Le rapport recommandait de ramener les captures commerciales de 64,5 à 30 tonnes plutôt qu'à 40, comme Québec vient de le décider. Quant au quota alloué aux sportifs, le rapport Thibault proposait de le ramener à 10 tonnes alors que Québec en autorise 13,5.

Pour le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Pierre Corbeil, il s'agit «d'une décision responsable et nécessaire dans la mesure où le statu quo aurait compromis de façon irrémédiable la qualité de la pêche au lac Saint-Pierre». Il a d'ailleurs eu l'appui public de la députée locale, Francine Gaudet, et du ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Yvon Vallières. Les deux ministres ont convenu publiquement que les mesures adoptées depuis 1996 pour restaurer le stock de perchaudes au lac Saint-Pierre n'avaient pas donné les résultats escomptés.

Les pêcheurs qui accepteront de vendre leur permis à Québec pourront aussi compter sur le soutien d'Emploi-Québec pour se trouver un autre emploi, ont précisé les deux ministres responsables du dossier.


Vos réactions


Question - par Marielle Esclapez (marielle.esclapez.1@ulaval.ca)
Le lundi 04 avril 2005 09:00

Réagissez à ce texte


 

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


[an error occurred while processing this directive]

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com