Le ministre du Travail encense Wal-Mart

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PC
Édition du jeudi 03 mars 2005

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Québec -- Wal-Mart a beau avoir signé l'arrêt de mort de son magasin syndiqué de Jonquière, le nouveau ministre du Travail, Laurent Lessard, n'a que de bons mots pour le géant américain du commerce au détail.

«Il y a eu des réinvestissements dans l'ensemble de ma communauté, un meilleur partage de l'assiette fiscale, en plus d'entraîner la création d'emplois», a confié mardi le ministre, maire de Thetford Mines entre 1999 et 2003.

Nouveau venu au sein du conseil des ministres, M. Lessard reconnaît d'ailleurs avoir facilité l'implantation de la multinationale à Thetford Mines, quelques mois avant de sauter dans l'arène politique en 2003.

À la grande satisfaction du propriétaire du terrain, M. Lessard était parvenu à convaincre le ministère de l'Environnement de modifier son règlement sur la contamination des sols. «Le ministère jugeait que le sol était contaminé au nickel. Mais chez nous, la forte présence de nickel est une particularité géophysique», a-t-il expliqué.

Le magasin Wal-Mart qu'il a ainsi contribué à implanter dans sa ville a suscité des investissements locaux oscillant entre 25 millions et 35 millions, s'est félicité l'ancien maire. «Quand Canadian Tire a su que Wal-Mart arrivait, il a investi quelques millions de dollars [...], Jean Coutu a fait de même. Cela a stimulé l'investissement, l'entrée de capitaux. En plus, on a ramené une clientèle qui magasinait souvent à Québec ou Sherbrooke, à une heure de route de Thetford Mines», a-t-il dit.

Aussi, le ministre du Travail ne trouve rien à redire contre le géant du commerce, qui a annoncé la fermeture ce printemps de sa succursale de Jonquière, apparemment en raison des activités syndicales de ses employés.

Du reste, de l'avis de l'ancien maire, la tourmente qui a suivi la décision de la compagnie a épargné Thetford Mines. «Les gens à Thetford vont chez Wal-Mart et il n'y a pas de problème. Des gens vont travailler là, et vont acheter là. Il y a une problématique ailleurs mais pas chez nous», a-t-il dit.

Wal-Mart, a-t-il ajouté, n'a commis aucune infraction au Code du travail en annonçant la fermeture de son magasin de Saguenay. «J'ai été assez longtemps en affaires pour savoir que les gens ont le droit d'ouvrir, d'opérer et de fermer», a souligné le ministre.

Pour l'heure, à la demande des partis, un arbitre a été nommé dans le dossier du Wal-Mart de Jonquière et pourrait sous peu décréter les conditions de travail des employés. Mais la première convention collective des «associés» saguenéens ne s'appliquera au mieux que quelques semaines, puisque le magasin doit, en principe, fermer ses portes le 6 mai.


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