New York dit non à Wal-Mart

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AP
Édition du vendredi 25 février 2005

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New York -- Un promoteur immobilier renonce à son projet de construire le premier Wal-Mart dans la ville de New York, en raison des pressions accrues de citoyens et de syndicats.

La décision a été annoncée hier par des responsables de l'administration municipale de New York. Elle est perçue comme une rebuffade pour le géant mondial du commerce de détail, qui cherche depuis des années à percer le marché new-yorkais et qui avait annoncé au début décembre son projet d'ouvrir un nouveau magasin à Rego Park, dans l'arrondissement de Queens.

«Vornado [Realty Trust] ne négocie plus avec Wal-Mart pour en faire un locataire majeur de l'emplacement de Rego Park», a indiqué la conseillère municipale Melinda Katz, présidente du comité du conseil sur l'utilisation du territoire. Elle a dit avoir reçu un appel mercredi de la part de l'avocat de Vornado, disant que la décision a été prise mardi soir et que le promoteur cherchait maintenant d'autres locataires potentiels.

Mercredi, une porte-parole de Wal-Mart, Mia Masten, a affirmé que la compagnie n'avait jamais signé d'entente avec Vornado pour le local de 132 000 pieds carrés. Selon elle, Wal-Mart est toujours prête à évaluer la possibilité de s'établir ailleurs dans la ville. De son côté, Vornado s'est abstenue de commenter.

Relations de travail

«Je pense qu'il y avait la question des relations de travail chez Wal-Mart, a indiqué la conseillère municipale Katz. Vornado peut très bien avoir un bon projet pour le secteur et ils voulaient aller de l'avant sur la base du projet lui-même et ne pas être forcés de prendre position dans des questions que Wal-Mart semblait soulever.»

Des dirigeants syndicaux opposés au projet avaient dénoncé une série d'offenses aux règles du travail chez Wal-Mart, dont la question du travail des enfants et sa décision de fermer son magasin de Saguenay, au Québec.

Plus tôt ce mois-ci, Wal-Mart a annoncé qu'elle fermerait ce magasin -- le premier à obtenir une accréditation syndicale au Québec -- au mois de mai. La compagnie a invoqué le manque de rentabilité du magasin en annonçant sa fermeture.

Les yeux sont maintenant tournés vers Saint-Hyacinthe, où un autre magasin Wal-Mart vient d'être syndiqué et où des négociations en vue d'une première convention collective pourraient bientôt débuter. Le syndicat a déjà affirmé que Wal-Mart aurait de la difficulté à fermer le magasin de Saint-Hyacinthe pour des raisons de rentabilité puisque l'établissement est rentable.

À New York, Wal-Mart ne serait pas le premier géant du commerce de détail à s'implanter; la ville compte déjà deux magasins Target, cinq Kmart et cinq Home Depot. Aucun de ces établissements n'est syndiqué.

Le projet new-yorkais de Wal-Mart s'est aussi heurté aux craintes des petits commerçants, qui craignent de ne pas avoir les reins assez solides pour concurrencer un établissement de la chaîne dans leur quartier.


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