Le CHUM ne sera pas un autre Stade olympique, dit Couillard

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Robert Dutrisac
Édition du mercredi 23 février 2005

Mots clés : chum

Québec -- Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a donné l'assurance hier que le futur CHUM ne se transformera pas en un gouffre financier à l'instar de l'éléphantin Stade olympique, comme le craint l'ex-ministre des Finances, Yves Séguin.

«On ne veut pas de Stade olympique, on ne veut pas de Mirabel, on ne veut pas de métro de Laval, a dit M. Couillard. Bien sûr, il y a toujours un élément d'incertitude dans tout grand projet, mais on veut que le cadre financier soit très bien fixé.»

M. Couillard réagissait aux propos d'Yves Séguin, tels que rapportés hier par le quotidien La Presse. Le ministre déchu estime qu'avec le projet du CHUM, le gouvernement Charest «est en train de faire un futur stade».

Après sa participation à la commission parlementaire qui se penche sur le projet de loi 83, présenté par M. Couillard, le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), le Dr Yves Dugré, a dit que le gouvernement Charest, en raison des tergiversations entourant le projet du CHUM, avait perdu la face. La décision sur le futur CHUM a déjà trop tardé, estime le Dr Dugré. Les médecins et les gestionnaires qui ont apporté leur contribution au projet sont «désabusés», «démotivés»; le projet qui devait être «rassembleur» est désormais source de déchirements, juge-t-il.

«C'est le temps de le faire» et il doit être «réalisable», c'est-à-dire qu'il doit se conformer aux contingences budgétaires du gouvernement, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, Philippe Couillard, en invoquant la tradition, a défendu la décision du gouvernement de ne pas rendre public le rapport interministériel sur les projets de CHUM à Outremont et à Saint-Luc. Au cours de la commission de quatre jours qui s'ouvre lundi prochain, le ministre, qui a dit «très bien» connaître le rapport, soulèvera lui-même toutes les questions qui font l'objet du document que l'on ne saurait voir. «J'ai l'intention, comme me l'a demandé le premier ministre, de poser toutes les questions pour éclairer le débat», a dit M. Couillard, par exemple sur la desserte et l'organisation des soins médicaux, l'accessibilité, l'urbanisme, la sécurité et le cadre financier.


Vos réactions


Aucun commentaire ... soyez le premier !

Réagissez à ce texte


 

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


[an error occurred while processing this directive]

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com