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Relativiser la «crise»

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Mélanie Savard
Envoyé Le jeudi 20 décembre 2007 12:00



Je ne crois pas que cette «crise» va inquiéter la Ministre du Conseil du Trésor. Dans le plan de modernisation de Mme Jérôme Forget, la préoccupation majeure est de réduire le nombre de fonctionnaires. Sur deux départs, un seul employé est engagé. Le but est de réduire de 20 % les effectifs dans le secteur public. Cette attrition va augmenter la charge de travail et épuiser les travailleurs. Cette stratégie n'est pas attirante pour la relève de l'État. En plus de bénéficier de salaire moindre que le privé, les employés ont une tâche élargie.
Dans le secteur privé, le manque de main-d'oeuvre va se faire sentir également. Il existe des moyens pour réduire les effets de la pénurie. En évaluant les besoins internes et l'environnement externe, les entrepreneurs peuvent planifier leur effectif et compenser le manque à gagner. En offrant des formations qualifiantes aux employés, la possibilité de prendre des retraites progressives et de travailler à temps partiel, les baby-boomers continueront d'être actifs dans la population. Toutefois, cette gestion demande de la vision de la part des dirigeants.
Il faut se méfier des évaluations à long terme : nul ne peut prétendre savoir ce qui se passera en 2030. La population évolue, les gens vivent plus longtemps, en meilleur santé, et sont mieux formés. Votre article doit plutôt être perçu comme un avertissement. C'est un signal d'alarme qui indique aux dirigeants qu'il faut prévoir.

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