Vos réactions

Placebo... parce que nous sommes des êtres sensoriels.

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

louise breton (louiseelie@videotron.ca)
Envoyé Le samedi 05 février 2005 13:00



Je n'ai pas lu L'Effet Placebo, mais ce que vous nous en communiquez dans cet article ne me surprend pas. Mon expérience personnelle le confirme. J'ajoute que l'altération de la conscience, qui n'a rien d'ésotérique, n'est pas tout. Je considère cela comme un outil d'un niveau supérieur qui doit être appuyé d'abord par l'intellect, les idées que l'on se fait et qui dictent nos actes, nos décisions, nos comportements en regard de la santé, de la maladie, et du système. Il faut un certain sens critique, une autonomie non seulement de pensée mais de gestes vis-à-vis des ressources extérieures à notre disposition; thérapies, alimentation, médication... en commençant par l'autoéducation; se documenter le plus possible sur son propre état, et sur les connaissances générales de base ( métabolisme, système digestif, respiration...) pour être en mesure de collaborer, et non dépendre. Et peut-être aussi faut-il hausser notre seuil de tolérance par rapport aux inconforts, aux malaises, à la douleur même. Malgré toute la bonne volonté et la bienveillance des soignants, le système médical déborde aussi de par l'ignorance et la dépendance et il n'y a pas de temps pour la prévention, ni pour approfondir tous les aspects d'un problème de santé, à commencer par le mode de vie de la personne intéressée. Et parce que nous sommes des êtres sensoriels, nos modes de vie, notre habitat, influencent notre santé non seulement de façon mécanique, comme par exemple l'éclairage artificiel qui affecte à la longue la vision, ou les matériaux composites qui dégagent des vapeurs nocives, mais aussi de façon émotionnelle. Les émotions immédiates engendrées par un repas aux chandelles, préparé en famille, avec une musique en sourdine, sont plus bénéfiques à la santé qu'un repas réchauffé au micro-ondes avec jeu vidéo en bruit de fond. Question de discipline ! Les effets secondaires des environnements domestiques et professionnels, bureau et usine, etc... sur nos émotions, au quotidien, ne sont pas à négliger, loin de là. Nos sens s'en imprègnent à notre insu, parce que nous possédons une faculté d'adaptation hors du commun parmi les espèces animales, parce que nous sommes des créatures sensorielles. La méditation transcendantale la plus réussie ne sert à rien si elle n'est pas supportée par un mode de vie qui nourrit nos sens, ce que nous voyons, entendons, mangeons... de manière à générer des émotions bénéfiques, pacifiques, reposantes. La santé ce n'est ni une affaire d'État, ni une affaire tout court, c'est une responsabilité et un devoir individuel, et familial. De ce point de vue, quelles sont les émotions immédiates que nous autorisons nos enfants à vivre, sursaturés de sons et d'images artificiels ? De messages insistants de la société de surconsommaton ? Le système doit être un outil de connaissance et non de dépendance, et il faut être conscient qu'avec l'arrivée prochaine, et certaine, de grandes épidémies, de nouveaux virus, la recherche de solutions concernant les maladies chroniques et génétiques, les urgences, etc... le Système aura suffisamment à faire. Le mot placebo vient du latin... traduction ; je plairai... Et si la santé commençait par le fait de plaire à nos sens ?
louise breton Armagh

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com