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Où allons-nous collectivement?
Ce n'est pas tant le juron ou le sacre qui horripille que la trivialité et la grossièreté qui l'accompagne. Les Bougon, aussi sales que vulgaires, le sit-in en commérages de Tout le monde en parle, l'insignifiance du propos de Laflaque, incapable de prononcer une petite phase complète sans y ajouter son sempiternel « batard», Cover-Girl et le bitchage, etc. Il n'est pas sans intérêt de constater que la Société d'État recherche maintenant ce genre d'émissions. Radio-Canada fait sa croûte et sa mie de cette nouvelle tendance mode.
Le vulgaire et le trivial a également le plateau commercial : Tasse-toi mon oncle, t'es passée date ma tante, allume! Que penser également de cette famille de dégénérés que nous présente depuis des mois la société Bell Canada! J'aime à penser que cette nouvelle mode passera. Que de talents perdus cependant.
