Diplomatie américaine - Robert Zoellick, futur «numéro deux» de Rice
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Photo: Le Devoir
Les nominations de Robert Zoellick, 51 ans, et de Condoleezza Rice, 50 ans, doivent encore être confirmées par le Sénat américain.
M. Zoellick est représentant pour le commerce (US Trade Representative, USTR) depuis l'arrivée au pouvoir M. Bush en janvier 2001, une fonction qui allie l'économie et l'international. Il remplacera le secrétaire d'État adjoint actuel, Richard Armitage, un fidèle du secrétaire d'État Colin Powell, démissionnaire comme lui depuis la réélection du président en novembre.
Bien que souvent éloigné des feux de la rampe, le «numéro deux» du ministère américain des Affaires étrangères forme un véritable tandem avec son patron. Il assure notamment l'intérim en cas d'absence du secrétaire d'État, et peut-être chargé de missions délicates comme ce fut le cas pour M. Armitage pour apaiser les tensions entre l'Inde et le Pakistan.
M. Zoellick est généralement classé dans l'aile pragmatique et multilatéraliste du parti républicain, par opposition aux néo-conservateurs avocats d'une vision unilatéraliste des intérêts de l'Amérique. Il est également proche de Mme Rice, conseillère pour la sécurité nationale de M. Bush, avec qui il a travaillé dans les équipes diplomatiques du président Bush-père, puis dans ses fonctions actuelles de représentant pour le commerce.
D'autres changements sont évoqués parmi les hauts responsables du département d'État, qui pourraient être confirmés ou annoncés lors des auditions de Mme Rice au Sénat les 18 et 19 janvier, ou peu après sa prise de fonctions attendue dans la foulée.
Le sous-secrétaire d'État chargé des affaires politiques («numéro trois») Marc Grossman a présenté sa démission, de même que les secrétaires d'État adjoints chargés de l'Europe, Mme Elizabeth Jones, et des Affaires économiques, Alan Larson, a confirmé hier un porte-parole du département d'État, Adam Ereli. Leurs remplaçants n'ont pas encore été annoncés.
Sous la loupe, le sous-secrétaire d'État chargé du désarmement, John Bolton, un proche des milieux néo-conservateurs aux positions souvent controversées, n'avait pas à ce jour soumis sa démission, a ajouté M. Ereli. Son maintien ou son remplacement pourraient constituer un signe dans les batailles d'influence qui opposent les différents clans de l'administration Bush.

