Les Américains envisagent un système mondial d'alerte
Mots clés : tsunamis
Washington -- Un projet de loi visant à financer la mise en place d'un système mondial d'alerte précoce des tsunamis va être prochainement présenté au Sénat américain, a annoncé hier son auteur, le sénateur démocrate Joseph Lieberman.
«Aujourd'hui, je propose donc une loi qui remédiera aux carences de notre système actuel d'avertissement de la venue des raz-de-marée en créant un réseau mondial d'alerte qui donnera à toutes les populations côtières du globe une chance de pouvoir être évacuées», a-t-il ajouté, précisant que le système lui-même ne coûterait que 10 millions de dollars.
«Il s'agit d'un investissement modeste en comparaison des quelque 146 000 morts provoquées par le dernier raz-de-marée en Asie et les milliards de dollars de dégâts», a insisté le sénateur du Connecticut, qui s'est dit «très optimiste» sur les chances d'adoption de ce texte déjà soutenu par plusieurs sénateurs républicains.
Trente millions de dollars
Le projet de loi de M. Lieberman prévoit la mise en place de 40 à 50 bouées de mesure et de transmission des données dans les océans Pacifique, lndien et Atlantique permettant de fournir une couverture globale de détection de la formation précoce de raz-de-marée.
Le texte, qui requiert un budget de 30 millions de dollars au total, appelle aussi à une coordination avec les systèmes régionaux existants ou en développement, en coopérant avec les autres pays et les organisations internationales pour mettre en place le «Système mondial d'alerte des tsunamis».
Le sénateur prévoit aussi dans son projet de loi l'établissement aux États-Unis d'un centre de réception des données, de prévision et de communication sur les raz-de-marée.
Deux centres de surveillance et d'alerte des tsunamis existent déjà aux États-Unis pour le Pacifique, à Hawaii et en Alaska, qui reçoivent et analysent en permanence les données transmises par six bouées, dont quatre sont déployées le long des îles aléoutiennes, une près des côtes de l'Oregon (ouest) et la sixième très au large de l'Amérique centrale.
Le Chili et le Japon sont aussi dotés d'un système d'alerte. Le Pacifique est considéré comme la zone la plus à risque.

