Téléphonie - Bell demande au CRTC de faciliter l'abandon de services
Mots clés : bell
Toronto -- Bell Canada a demandé hier au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) d'alléger le processus menant à l'abandon de services «qui ne font plus l'objet d'une demande importante».
En vertu de la réglementation actuelle, Bell doit déposer une requête au CRTC avant de modifier son offre de services. Le processus d'évaluation peut prendre plusieurs mois.
D'après Brian Sharwood, consultant au Groupe SeaBoard, Bell vise probablement des services qui n'ont pas suscité d'engouement, ou ont été lancés prématurément et n'ont pas obtenu le succès espéré. «Bell doit pouvoir essayer des choses et, si ça ne fonctionne pas, s'en débarrasser», a-t-il souligné.
L'ancien monopole a souvent eu maille à partir avec des clients qui refusaient d'abandonner leurs vieilles habitudes. En 2001, la compagnie a ainsi dû se résoudre à maintenir le service pour les téléphones à cadran après avoir reçu des milliers de plaintes. À l'époque, 285 000 personnes au Québec et en Ontario utilisaient des appareils de ce type.
Dans sa proposition au CRTC, Bell suggère qu'on lui permettre de cesser d'offrir certains services s'il existe «des substituts raisonnables» à un prix comparable.

