Sommet de Jakarta - Solidarité et surenchère de promesses d'aide
Mots clés : jakarta
Banda Aceh -- Les Européens ont rendu hommage hier aux victimes des raz-de-marée tandis que des milliers de Thaïlandais ont pleuré leurs morts, à la veille d'un sommet international à Jakarta destiné à améliorer la coordination des secours sur place et à évoquer la mise en place d'un système d'alerte aux tsunamis.
Une forte réplique du séisme du 26 décembre à l'origine des tsunamis a été ressentie hier dans la région, sans toutefois faire de blessés. Le département d'État a estimé hier que la coordination de l'aide internationale pour les pays d'Asie frappés par les raz-de-marée allait «probablement» revenir à terme à l'ONU.
Pas une rivale de l'ONU
Le ministère américain des Affaires étrangères a également laissé entendre que le groupe de pays -- comprenant les États-Unis, le Japon, l'Australie et l'Inde -- destiné à coordonner l'aide après la catastrophe n'avait pas pour objectif de devenir une structure durable, rivale des Nations unies.
L'annonce de la création de ce groupe le 29 décembre dernier par le président George W. Bush a soulevé des interrogations sur une possible volonté des États-Unis de court-circuiter l'ONU et de chercher à s'imposer en tant que principal coordinateur de l'aide mondiale.
Au moins 25 pays ou organisations internationales ont répondu à l'invitation lancée dans l'urgence par le président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono.

