Sommet de Jakarta - Solidarité et surenchère de promesses d'aide

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AFP
Édition du jeudi 06 janvier 2005

Mots clés : jakarta

Banda Aceh -- Les Européens ont rendu hommage hier aux victimes des raz-de-marée tandis que des milliers de Thaïlandais ont pleuré leurs morts, à la veille d'un sommet international à Jakarta destiné à améliorer la coordination des secours sur place et à évoquer la mise en place d'un système d'alerte aux tsunamis.

Selon un bilan provisoire, les raz-de-marée qui ont balayé l'Asie du Sud-Est le 26 décembre ont fait au moins 139 856 morts, dont plus de 94 000 en Indonésie, le pays le plus touché. Les Nations unies craignent que le bilan final ne s'élève à 150 000 morts.

Une forte réplique du séisme du 26 décembre à l'origine des tsunamis a été ressentie hier dans la région, sans toutefois faire de blessés. Le département d'État a estimé hier que la coordination de l'aide internationale pour les pays d'Asie frappés par les raz-de-marée allait «probablement» revenir à terme à l'ONU.

Pas une rivale de l'ONU

Le ministère américain des Affaires étrangères a également laissé entendre que le groupe de pays -- comprenant les États-Unis, le Japon, l'Australie et l'Inde -- destiné à coordonner l'aide après la catastrophe n'avait pas pour objectif de devenir une structure durable, rivale des Nations unies.

L'annonce de la création de ce groupe le 29 décembre dernier par le président George W. Bush a soulevé des interrogations sur une possible volonté des États-Unis de court-circuiter l'ONU et de chercher à s'imposer en tant que principal coordinateur de l'aide mondiale.

Au moins 25 pays ou organisations internationales ont répondu à l'invitation lancée dans l'urgence par le président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono.


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