Des syndicats et des entreprises s'associent à Oxfam-Québec - Une coalition québécoise d'aide est formée

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

PC
Édition du mercredi 05 janvier 2005

Mots clés : tsunamis

Des survivants inquiets scrutaient hier les listes de victimes à la recherche d'un être cher dont ils ont perdu la trace.

Photo: Agence Reuters

Les grandes centrales syndicales québécoises et quelques entreprises se sont associées à Oxfam-Québec afin d'amasser des fonds pour venir en aide aux victimes des tsunamis.

Une coalition semblable était venue à la rescousse des victimes des inondations aux Gonaïves, en Haïti, il y a quelques mois. La CSN, la FTQ, la CSQ et l'Union des producteurs agricoles (UPA) ont commencé à solliciter leurs membres dès le retour des vacances. Les deux premières ont en outre annoncé hier des dons totalisant 60 000 $.

Le Groupe Jean Coutu (PJC) a pour sa part mis sur pied un système pour recueillir jusqu'au 16 janvier les dons en argent de ses clients. L'entreprise a par ailleurs laissé savoir qu'elle remettrait à Oxfam-Québec un chèque d'au moins 50 000 $ d'ici quelques jours. De son côté, le Cirque du Soleil s'est engagé à verser 2 $ pour chaque dollar donné à l'organisation par ses employés.

Tout l'argent récolté par les membres de la coalition d'urgence sera remis à Oxfam-Québec, qui le fera parvenir à ses agents sur le terrain en Inde, au Sri Lanka de même qu'en Indonésie.

«Oxfam est présent dans 120 pays. Nous sommes déjà installés avec des équipes. Nous n'arrivons pas le lendemain d'une catastrophe», a souligné lors d'un point de presse la présidente du conseil d'administration de la succursale québécoise, Nicole Saint-Martin. L'organisation basée en Angleterre peut donc compter sur un réseau de spécialistes et de partenaires qui connaissent le pays et peuvent intervenir rapidement et efficacement en cas de catastrophe.

Aide spécialisée

À la différence de la Croix-Rouge, Oxfam ne participe pas à la recherche des disparus ou à l'identification des corps. L'organisme non gouvernemental (ONG) se consacre plutôt aux survivants.

Joint par téléphone, le coordonnateur de l'aide humanitaire d'Oxfam en Indonésie, Roger Markowski, a ainsi indiqué que les dons à son organisme serviraient principalement à la distribution d'eau potable et à l'assainissement des eaux.

D'autres groupes s'occupent quant à eux de fournir des vivres, des médicaments ou du soutien psychologique aux sinistrés. «Chacun tente d'identifier sa niche», a-t-il dit.

M. Markowski se trouve actuellement dans la province d'Aceh, l'une des plus durement touchées par les vagues meurtrières. Quelque 110 000 personnes ont tout perdu dans cette région de l'île de Sumatra. Elles se sont réfugiées dans plus de 140 sites improvisés.

Cet éparpillement complique grandement la tâche des secouristes, qui courent sans cesse d'un lieu à l'autre. Des démarches pour regrouper les victimes dans cinq ou six grands camps ont débuté, mais il faudra au moins un mois avant que tous aient déménagé. La reconstruction de la ville et de ses environs prendra des années. D'ici là, Oxfam tentera notamment de mettre sur pied un réseau hydraulique de grande envergure pour desservir la municipalité.

En Inde, l'ONG prévoit entre autres participer à la construction de latrines et de broyeurs d'ordures dans plusieurs villages de l'État de Tamil Nadu, où 6000 personnes ont été tuées.

D'autre part, 11 tonnes d'eau et d'équipement ont été expédiées au Sri Lanka et permettent de répondre aux besoins de

50 000 familles.

Depuis le 26 décembre, Oxfam a recueilli 2,4 millions de dollars au Canada, dont 200 000 $ au Québec. Dans le monde, l'organisme fondé pour lutter contre la famine pendant la Deuxième Guerre mondiale a réussi à amasser 48 millions. Normalement, 90 % des sommes recueillies sont consacrées à l'aide aux victimes. Les 10 % restant suffisent à couvrir les frais d'administration.

Oxfam n'a pas l'habitude de se fixer des objectifs pour ses collectes de fonds. «On compte sur la générosité des gens. Les besoins sont tellement grands que tout l'argent amassé ne suffira jamais à les combler», a expliqué Mme Saint-Martin.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com