La FTQ tient son congrès sur le thème de l'action politique

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PC
Édition du lundi 29 novembre 2004

Mots clés : ftq

La plus grosse centrale syndicale du Québec, la FTQ, tiendra toute la semaine son congrès triennal, passablement marqué par le thème de l'action politique.

Quelque 1500 congressistes des différents syndicats de la FTQ -- dans l'aérospatiale, la construction, l'automobile, le commerce de détail, les communications et autres -- sont attendus du 29 novembre au 3 décembre à Montréal.

Les postes du président Henri Massé et du secrétaire général René Roy ne sont pas contestés; ils devraient être réélus sans opposition.

Deux déclarations de politiques y seront discutées, l'une portant sur l'immigration, l'autre sur l'action politique.

La déclaration sur l'action politique traite notamment des conditions encadrant l'appui de la centrale syndicale à des partis politiques, lors d'élections provinciales ou fédérales, ou l'adhésion à une cause.

C'est aussi cette déclaration sur l'action politique qui détermine la «politique de présence» de la FTQ lors des sommets et forums gouvernementaux et qui évoque sa participation à différentes coalitions avec d'autres organismes sociaux et syndicaux.

Les motifs et les critères qui ont guidé cette politique de présence de la FTQ avaient été adoptés en 1993, en congrès, et seront revus à l'occasion du présent congrès, le 27e.

Parti de gauche?

Différentes propositions seront aussi débattues. Des militants souhaitent que la FTQ travaille avec d'autres groupes à bâtir un parti de gauche au Québec, alors que d'autres aimeraient que la FTQ s'associe au SPQ libre, ces Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre, qui forment un groupe au sein du Parti québécois pour le tirer à gauche.

Parmi les conférences attendues, notons celle du président du Congrès du travail du Canada, Ken Georgetti, et celle de l'Américain Andrew Stern, président de l'Union des employés de service, que certains entrevoient comme le futur président de la grosse centrale américaine AFL-CIO.

Le thème à la mode, celui des répercussions des changements démographiques sur la société québécoise, sera également abordé par des conférenciers.

Une déclaration de politique sur l'immigration doit aussi être soumise aux congressistes, prônant la régionalisation de l'immigration, la reconnaissance des acquis pour s'intégrer au marché du travail, la connaissance du français pour s'intégrer au marché du travail et la sensibilisation des milieux de travail contre les préjugés et la discrimination. La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec compte plus d'un demi-million de membres.


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