Réforme de l'ONU - Un Conseil de sécurité de 24 membres?

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AFP
Édition du samedi 27 et du dimanche 28 novembre 2004

Mots clés :

New York -- Un comité spécial chargé d'étudier une réforme de l'ONU s'apprête à proposer que le nombre de pays membres du Conseil de sécurité passe de 15 à 24, avec deux modèles possibles pour la répartition des sièges, a-t-on appris hier de sources diplomatiques.

Ce «comité de haut niveau sur les menaces, les défis et le changement» a été nommé par le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, pour étudier les moyens de permettre à l'ONU de mieux faire face aux réalités du monde d'aujourd'hui. Composé de 16 membres et présidé par l'ex-premier ministre thaïlandais Anand Panyarachun, il doit remettre son rapport le 2 décembre.

M. Annan compte s'appuyer sur ses conclusions pour soumettre des propositions de réforme de l'ONU que l'Assemblée générale pourrait adopter en septembre 2005, pour le 60e anniversaire de l'organisation.

Selon des informations recueillies auprès de plusieurs diplomates, le rapport préconisera deux modèles de réforme du Conseil de sécurité, principal organe de décision de l'ONU.

Selon ces sources, ces deux modèles se basent sur une nouvelle répartition des pays mem-bres de l'ONU en quatre groupes géographiques: Europe (Europe de l'Est comprise), Afrique, Asie (dont l'Australie et la Nouvelle-Zélande) et Amériques (Sud et Nord, y compris les États-Unis et le Canada).

Aujourd'hui, l'ONU compte cinq groupes régionaux. États-Unis, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande font partie du groupe «occidental» avec les pays d'Europe de l'Ouest tandis que ceux de l'ancien bloc de l'Est forment un groupe distinct. Les deux modèles proposés prévoient six représentants de chaque groupe au Conseil, soit un total de 24 membres.

Le Conseil de sécurité est actuellement composé de 15 membres, dont cinq permanents dotés du droit de veto: Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie. Les dix autres sont élus au sein de leur groupe géographique pour des périodes de deux ans, non renouvelables.

Certains appellent depuis près de 10 ans à un élargissement du Conseil pour y inclure de grands pays du tiers-monde et donner au groupe permanent un meilleur équilibre géographique.


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