Essais québécois - Allègres entretiens
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Le beau spectacle de deux paroles libres qui ne craignent pas de se brusquer mutuellement, celles de Claude Jasmin et de Francine Allard
J'aime les entretiens d'écrivains qui sont capables de traiter d'autre chose que de leurs seules écritures. Dans le cas de Claude Jasmin, c'était gagné d'avance: l'homme, c'est ce qui fait son charme, se prononce toujours sur tout, et particulièrement sur l'écriture des autres. En toute sauvagerie, bien sûr, mais avec un enthousiasme sans équivalent en nos terres. Sa correspondante, Francine Allard, allait-elle être à la hauteur? Moins connue que le patriarche de Villeray, la romancière et essayiste ne se présentait tout de même pas les mains vides à la tribune. Auteure, entre autres, d'un amusant Défense et illustration de la toutoune québécoise et d'un énergique recueil d'opinions intitulé C'est pas toujours drôle, elle avoue souffrir «de logorrhée verbale», et on pouvait prévoir qu'elle ne s'en laisserait pas imposer par le polémiste perpétuellement en feu.Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
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