Arafat enterré à mains nues par son peuple

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Libération
Édition du samedi 13 et du dimanche 14 novembre 2004

Mots clés : ramallah, mouqata

«Abou Ammar nous appartient. C'est ça que nous faisons avec les martyrs.»

Le cercueil, sorti de l'autre hélicoptère pour être juché sur un command-car, est littéralement happé par la foule. Une forêt de mains essaie de frôler le drapeau palestinien qui le recouvre.

Photo: Agence Reuters

Ramallah -- Des sifflements s'élèvent tels des youyous. Les gens courent dans tous les sens, la tête en l'air. Des milliers de doigts se tendent vers le ciel. Ce n'est pour l'instant qu'un petit point noir dans l'horizon sans nuage. Sur l'esplanade de la Mouqata, la fanfare redouble. Les bérets rouges de la force 17 et verts de la Sécurité nationale se mettent au garde à vous. Ils ont dégagé l'aire d'atterrissage à coups de kalachnikovs. Sans résultat.

















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