SAQ: employés et négociateurs retournent au travail

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Guillaume Bourgault-Côté
Édition du mardi 09 novembre 2004

Mots clés : saq

Après quatre jours d'une grève limitée qui aura forcé plusieurs Québécois à s'approvisionner en vin au dépanneur, les 3800 employés de la Société des alcools du Québec (SAQ) rentrent au travail ce matin. Les négociations reprendront au même moment en présence d'un conciliateur, qui tentera de résoudre les différends et de trouver un règlement pour les syndiqués sans contrat de travail depuis près d'un an.

La journée d'hier a été plutôt tranquille sur les lignes de piquetage. Comme la veille, les grévistes ont dû maintenir des effectifs maximaux de 10 personnes devant 27 des 60 succursales restées ouvertes malgré le conflit. Environ 500 cadres ont été mobilisés pour servir dans ces succursales. La Cour supérieure avait accepté dimanche l'injonction déposée par l'employeur, désireux de permettre aux clients un accès facile aux magasins durant le débrayage.

«En ce qui nous concerne, la priorité est maintenant de revenir aux négociations pour signer rapidement une nouvelle convention», dit Catherine Dagenais, directrice à l'administration des ventes de la SAQ. La société d'État voit venir à grand pas la lucrative période du temps des fêtes, et le syndicat des employés a clairement indiqué son intention de faire une grève générale à ce moment si aucune entente n'intervenait d'ici là. «On négocie depuis janvier, rappelle Mme Dagenais, on devrait pouvoir s'entendre. Les relations sont toujours restées professionnelles entre les deux parties.»

Du côté syndical, on attend des offres améliorées en ce qui concerne l'épineuse question des horaires de travail, ainsi qu'un engagement clair de la SAQ à arrêter le développement des agences (magasins dépositaires, où on vend du vin de la SAQ sans qu'aucun employé de la société y travaille). Depuis 1997, le nombre d'agences est passé de 157 à 401, soutient le syndicat, qui y voit une forme de privatisation par la bande.

«La grève a été utile, dit le président du syndicat, Martin Charron. La population a compris le bien-fondé de nos revendications. Il suffit maintenant que le processus de compréhension atteigne la haute direction.»


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