Irak: le sort de l'otage japonais reste incertain

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AFP
Édition du samedi 30 et du dimanche 31 octobre 2004

Mots clés :

Raid américain à Fallouja

Bagdad -- Le sort du Japonais enlevé cette semaine en Irak demeurait incertain hier soir après qu'un corps lui ressemblant eut été retrouvé au nord de Bagdad tandis qu'un nouveau raid américain sur Fallouja faisait six morts.

Le vice-ministre japonais des Affaires étrangères Shuzen Tanigawa a indiqué à Amman qu'il ne pouvait pas encore confirmer la mort de l'otage Shosei Koda, un routard âgé de 24 ans, précisant que le cadavre retrouvé avait été envoyé au Qatar, à l'ambassade du Japon, pour identification.

Mardi, le groupe de l'islamiste jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui a menacé dans une vidéo de décapiter l'otage si Tokyo ne retirait pas ses troupes du pays dans les 48 heures. Le Japon a refusé de se plier aux exigences des ravisseurs.

Un autre groupe extrémiste, l'Armée islamique en Irak, a annoncé le rapt d'un Sri-Lankais et d'un Bangladais travaillant comme chauffeurs pour une société koweïtienne dans une vidéo reçue par la chaîne qatariote al-Jazira. Les autorités des deux pays tentent de confirmer leur rapt.

Un nouveau raid américain a été mené hier contre une cache d'armes présumée à Fallouja, a annoncé l'armée américaine.

Le raid, qui a touché une maison, a fait six morts et quatre blessés irakiens, dont un grièvement, selon des sources médicales.

À Ramadi, à 50 kilomètres plus à l'ouest, des échanges de tirs ont opposé des Marines à des rebelles, faisant deux morts, des policiers irakiens, et neuf blessés, dont deux Marines, selon des sources hospitalière et militaire américaines.

Alors que l'armée américaine a resserré l'étau autour de Fallouja depuis le 14 octobre, des négociateurs irakiens s'apprêtaient à lancer une médiation de la dernière chance pour éviter une offensive majeure contre ce bastion sunnite rebelle.

Le premier ministre Iyad Allaoui a accepté d'envoyer une délégation du Conseil national discuter avec les notables de la ville, où le groupe extrémiste d'Abou Moussab Zarqaoui aurait fait son QG, selon les Américains.

Pour sa part, un imam salafiste (courant sunnite fondamentaliste) a menacé d'appeler à la désobéissance civile en cas d'offensive sur Fallouja.


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