Fonction publique fédérale - L'AFPC suspend la grève mais recommande le rejet des offres

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

PC
Édition du samedi 16 et du dimanche 17 octobre 2004

Mots clés :

Des membres de l'Alliance de la fonction publique ont manifesté devant le parlement d'Ottawa, hier.

Photo: Agence Reuters

Ottawa -- Quelques heures après avoir mis abruptement fin à la grève générale de quelque 90 000 employés fédéraux, l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) a recommandé hier le rejet, par la plupart de ses membres, des dernières offres du gouvernement.

En matinée, Ottawa a présenté au syndicat des offres «finales» qui prévoient des augmentations de salaire de 9,25 % pour quelque 80 000 cols blancs et 10 000 employés des services techniques.

«Nos négociateurs étaient prêts à accepter [ces hausses salariales], mais ils n'étaient pas prêts à accepter les concessions que l'employeur demande», a expliqué en conférence de presse la présidente de l'Alliance, Nycole Turmel.

Selon elle, le Conseil du trésor veut retirer aux employés de la Commission canadienne des grains leurs primes, ce qui pourrait se traduire par des pertes annuelles de 3000 $ dans certains cas. Ottawa voudrait aussi imposer des compressions salariales à certains fonctionnaires, notamment au ministère des Pêches, en plus d'éliminer une journée de congé parental.

«À notre avis, bien de ces demandes ne coûtaient rien à l'employeur et auraient pu être réglées facilement, a soutenu Mme Turmel. [...] Nos équipes [de négociation] ont tenté tout au cours de la semaine de faire tout en leur possible pour avoir la meilleure convention collective possible, mais ils ont fait face, jour après jour, à un employeur qui ne respectait pas nos équipes et qui refusait toute ouverture.»

Probablement consciente de l'exaspération grandissante du grand public face à la grève générale de cette semaine, qui aura duré trois jours, la direction de l'AFPC a néanmoins décidé de soumettre les offres patronales à ses membres.

«Nous sommes toujours en position légale de grève, mais nous n'avons pas l'intention de continuer nos actions de grève», a affirmé la présidente de l'Alliance.

En cas de rejet, «on retourne en grève», a-t-elle promis. Mais comme le processus de consultation des membres risque de prendre plus de six semaines, le prochain débrayage pourrait n'avoir lieu qu'au début de décembre, voire aux Fêtes.

Le «maximum»

Nycole Turmel a assuré que la décision de suspendre la grève n'était pas liée à un quelconque essoufflement chez les syndiqués.

«C'est toujours difficile d'être en grève [...], on ne s'en cache pas, a-t-elle reconnu. [...] Mais on est allés chercher le maximum que l'on pouvait recevoir de l'employeur à ce point-ci, alors c'est très important de retourner à nos membres.»

L'Alliance a déjà accepté les offres fédérales pour ses 10 000 cols bleus, les 25 000 fonctionnaires de Revenu Canada et les employés de Parcs Canada.

Hier, les négociateurs syndicaux ont recommandé l'acceptation d'une autre offre destinée aux professeurs et aux bibliothécaires. Elle prévoit des hausses salariales de 9,65 % sur quatre ans. L'AFPC dit également avoir obtenu des «gains» quant à la reconnaissance d'un fonds de justice sociale et l'instauration de nouvelles mesures protégeant les dénonciateurs d'actes fautifs au sein du gouvernement.

Il a été impossible de joindre la porte-parole du président du Conseil du trésor, Reg Alcock.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


[an error occurred while processing this directive]

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com