Aucun survivant
Mots clés : halifax
Un avion s'écrase en décollant d'Halifax, tuant les sept membres d'équipage

Photo: Agence Reuters
Les sept membres d'équipage étaient tous sud-africains ou zimbabwéens, a déclaré Steve Anderson, un porte-parole de la compagnie basée au Ghana, mais dont le siège est à Hartfield, dans le Sussex (sud de l'Angleterre).
L'avion, qui transportait des tondeuses à gazon et des fruits de mer, s'est écrasé au décollage peu avant 4h du matin, après avoir refait le plein de carburant à Halifax avant de rallier Saragosse, en Espagne. Il venait de Hartford, dans le Connecticut (nord-est des États-Unis), et non de New York comme l'avaient d'abord indiqué les autorités.
Selon les premiers éléments, non confirmés par la police ou les responsables aéronautiques, l'arrière du fuselage aurait touché le sol au décollage et au lieu de s'envoler, l'avion aurait continué sa course en bout de piste, s'écrasant dans une zone boisée et prenant feu. L'appareil s'est brisé en plusieurs morceaux.
La GRC a été chargée de l'enquête jusqu'à ce que toute hypothèse criminelle soit écartée, a indiqué un porte-parole du Bureau canadien de la sécurité des transports (BST), Bill Fowler.
«Nous fournissons une assistance technique et il en sera ainsi jusqu'à ce que le statut de l'enquête [classée actuellement comme criminelle] change», a-t-il ajouté.
M. Fowler a indiqué n'avoir aucune information lui permettant de croire qu'une ou des explosions se seraient produites avant l'écrasement, comme l'ont affirmé des témoins aux médias canadiens.
Interrogé pour savoir si l'avion était surchargé, il a déclaré que «les premières informations ne permettent pas de le croire».
Au sujet des boîtes noires, «à ce que je sache, elles n'ont pas encore été récupérées», a-t-il dit, mais les enquêteurs du BST n'avaient pas encore été autorisées par la police, en fin d'après-midi, à fouiller les débris de l'appareil.
Des responsables de la sécurité aérienne américains et britanniques doivent également venir prêter main-forte au BST pour la partie technique de l'enquête, puisque l'avion venait des États-Unis et appartenait à des intérêts britanniques, a-t-il expliqué.
Un représentant de MK Airlines était aussi attendu hier soir à Halifax.
Le temps était normal et la compagnie effectuait ce trajet depuis 18 mois, a précisé aux médias canadiens le porte-parole de la compagnie, Steve Anderson.
Selon les chaînes de télévision canadiennes, des appareils de MK Airlines, compagnie créée en 1990, auraient été impliqués dans trois autres accidents depuis douze ans, tous au Nigeria.

