À propos de Lawrence Lessig

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Michel Dumais
Édition du lundi 04 octobre 2004

Mots clés :

Sans contredit une des grandes vedettes du domaine juridique américain, Lawrence Lessig est professeur de droit à l'université de Stanford. Spécialisé dans l'analyse des enjeux juridiques d'Internet et de la notion de « copyright » à l'heure où tout bascule vers le numérique, Lessig dénonce sur toutes les tribunes les différentes tentatives d'enfermement du réseau ou des logiciels -- entre autres par les brevets -- par les grandes entreprises et les gouvernements.

Depuis des années, Lawrence Lessig est présent dans toutes les grandes causes, tel le procès hautement médiatisé de Microsoft, accusé par le gouvernement américain d'avoir enfreint les lois anti-monopoles. Dans ce procès, Lawrence Lessig était conseiller du juge Jackson.

En 2003, soutenus par des universitaires, des réalisateurs, des archivistes et des documentalistes de musées américains, dont le Getty et le Guggenheim, Lessig a tenté de faire déclarer inconstitutionnel le Sonny Bono Act, un texte législatif qui prolongeait de vingt ans la durée légale des droits d'auteur. Malheureusement, face aux pressions de grands groupes de divertissements comme Disney, qui craignait de voir Mickey Mouse tomber dans le domaine public, la Cour Suprême a tranché en faveur de Mickey.

Lawrence Lessig a publié trois livres importants et essentiels, Code and other laws of cyberspace, The Future of Ideas et Free Culture, ce dernier publié en 2004 sous licence Creative Commons, un plaidoyer pour une culture libre, située à mi-chemin entre le contrôle total exercé par les lois actuelles et l'anarchie que d'autres prônent.

De dire Lessig, « le plaidoyer pour une culture libre achoppe sur une confusion qui est difficile à éviter, et même encore plus difficile à comprendre. Une culture libre n'est pas une culture sans propriété ; ce n'est pas une culture dans laquelle les artistes ne sont pas payés. Une culture sans propriété, ou dans laquelle les créateurs ne pourraient pas être payés, serait l'anarchie, et non pas la liberté. Et mon propos n'est pas de plaider pour l'anarchie ».


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