Les États-Unis justifient la déportation de Maher Arar

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PC
Édition du mercredi 22 septembre 2004

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Ottawa -- Il était dans le «meilleur intérêt» des États-Unis de déporter en Syrie l'ingénieur d'Ottawa Maher Arar, il y a deux ans, alors que ce dernier était soupçonné d'être un terroriste, assure le gouvernement américain.

Dans une lettre rendue publique hier, le département d'État américain a justifié le traitement réservé à M. Arar. Dans cette même lettre, il a toutefois refusé de produire des documents ou de fournir des déclarations, ou encore de faciliter la comparution de témoins devant la commission d'enquête appelée à faire la lumière sur cette affaire.

Citoyen canadien d'origine syrienne, Maher Arar a été détenu à New York, en septembre 2002, parce qu'il était soupçonné d'appartenir au réseau al-Qaïda d'Oussama ben Laden. L'ingénieur en télécommunications, qui voyageait avec un passeport canadien, a ensuite été déporté en Syrie par les autorités américaines.

Âgé de 35 ans, M. Arar affirme avoir été torturé par les Syriens pendant des mois, avant d'être relâché. Il a nié toute connivence avec des terroristes.

Une commission d'enquête fédérale, présidée par le juge Dennis O'Connor, examine le rôle qu'auraient pu jouer les autorités canadiennes dans le cadre de l'arrestation de M. Arar. Elle a demandé à d'autres parties, incluant les États-Unis, de participer aux audiences.

«Étant donné que votre enquête porte sur les actions des responsables canadiens, plusieurs de ces questions devront être posées au gouvernement du Canada plutôt qu'au gouvernement des États-Unis», a affirmé le conseiller juridique du département d'État, William Taft, dans une lettre envoyée le 10 septembre au conseiller juridique principal de la commission, Paul Cavalluzzo.

Hier, M. Cavalluzzo s'est dit «déçu mais pas étonné» de la réponse des autorités américaines, compte tenu du fait que M. Arar a entrepris de les poursuivre.


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