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Mauvais choix de resto ce samedi soir le 1er octobre 2005

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Michel Gélinas (gelinas.mi@videotron.ca)
Envoyé Le vendredi 28 octobre 2005 18:00



Québec compte de nombreux bons restaurants. Lorsque nous portons notre choix sur un resto dit «de classe», je crois que le propriétaire du resto et son personnel doivent s'assurer de faire passer un bon moment à ces personnes pour d'abord leur plaisir mais aussi pour le bouche-à-oreille qui s'ensuivra. Ce ne fut pas le cas ce soir-là (samedi le 1er octobre 2005). Ce resto a perdu une bonne occasion de fidéliser des clients.
D'abord, à l'arrivée, accueil plutôt prétentieux et froid. J'arrivais tout juste du Japon; j'y voyais déjà une différence énorme avec le sourire et la politesse des employés des restos de la 2e puissance économique du monde.
Je demande un kir classique. On m'apporte une boisson imbuvable. J'apprends du serveur que l'Utopie prépare lui-même sa crème de cassis! On achète de l'alcool pur, on broie ses cassis, on mélange... La Maison des futailles vend un excellente crème de cassis produite à l'Ïle-D'Orléans, ce resto aurait intérêt à se l'offrir.
Pendant l'apéro, je demande si nous pourrions avoir du pain et des biscottes pour accompagner nos boissons. Je dois le redemander pour me faire répondre que ce chic resto n'a pas de biscottes et que le pain est d'habitude servi plus tard durant le repas! Incroyable ce manque de sensibilité à la clientèle. Un resto ordinaire offre ces détails sans qu'on le demande.
J'avais invité un ami pour souligner un événement et nous prenons la table d'hôte dite «architecture» à 109$ par personne. Les différents services arrivaient de façon monotone, toujours sur une planche plate, et les aliments étaient souvent tranformés en purée ou en allumettes fines, sans grand goût, fades.
L'atmosphère était froide, nous avions hâte de partir.
J'y étais allé en septembre 2004, un peu en même temps que M. Rémi Charest, et nous avions été bien accueillis. Repas et vins, il me semble, étaient excellents. Un an plus tard, comme il arrive souvent avec ce type de resto qui mise sur la mode, il y a un laisser-aller qui finira par les rendre vulnérable.

Michel Gélinas
Québec

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