Ce n'est pas assez, aux yeux de Landry
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Québec -- Les milliards de dollars pour la santé rapportés d'Ottawa hier par le premier ministre Jean Charest n'ont guère impressionné le chef de l'opposition, Bernard Landry.
«On ne peut pas chanter victoire quant aux résultats, en matière de rendements tangibles et véritables», selon lui.
Le chef péquiste fait valoir que lorsqu'il était premier ministre, il avait réussi à obtenir du premier ministre fédéral d'alors, Jean Chrétien, une entente de 2,8 milliards en trois ans alors que le premier ministre Jean Charest a arraché de Paul Martin ce qui équivaut à une somme de deux milliards en trois ans pour le Québec.
La somme de 500 millions qui revient au Québec cette année, en vertu de cette entente, ne représente qu'une fraction des besoins, a-t-il ajouté, compte tenu du fait que le déséquilibre fiscal entre Ottawa et Québec se traduit par un déficit annuel de 3,3 milliards au détriment du Québec.
«500 millions, c'est neuf jours de dépenses du système de santé», a-t-il dit lors d'une conférence de presse pour bien démontrer l'importance relative, à ses yeux, de l'effort supplémentaire fourni par Ottawa.
M. Landry s'est appliqué à minimiser l'importance des gains obtenus par le Québec lors de la conférence de trois jours sur la santé, qui comporte notamment, en plus des transferts, la tenue d'une conférence sur la péréquation.
«Est-ce que c'est une entente historique? Non», a-t-il conclu, nullement impressionné par le fait que le Québec a de plus réussi à faire respecter sa compétence exclusive en santé en s'assurant d'obtenir l'argent d'Ottawa sans conditions ni comptes à rendre.
Selon le chef péquiste, de nombreux précédents -- dont l'entente Cullen-Couture sur l'immigration et celle sur la formation de la main-d'oeuvre -- prouvent qu'il serait faux de prétendre que M. Charest a réussi où ses prédécesseurs auraient échoué.
De plus, il estime que si les provinces ont réussi à marquer des points au cours de la semaine, c'est grâce au fait que le gouvernement de Paul Martin est un gouvernement minoritaire, qui doit éviter de déplaire à ses opposants, dont les députés du Bloc québécois. «Je pense que 54 députés bloquistes, ça aide beaucoup à rendre les fédéraux plus souples dans certains cas», selon lui.

