Fournisseurs d'énergie - Hydro-Québec se veut un leader en développement durable
Mots clés :
Gaz Métro a déjà atteint ses objectifs de réduction des GES
Le développement durable fait maintenant partie des préoccupations quotidiennes de nos deux plus importants fournisseurs d'énergie au Québec. En effet, Hydro-Québec et Gaz Métro se sont dotés de programmes de développement durable qui s'adressent non seulement à leurs clientèles, mais qui englobent aussi le fonctionnement interne de ces deux entreprises.La politique de développement durable d'Hydro-Québec s'articule autour de trois grands axes: l'environnement, le social et l'économique. «Depuis que M. Caillé a pris la direction de la société, c'est ce qu'il a toujours dit, sans prononcer pour autant l'expression développement durable. Il a toujours maintenu que les projets d'Hydro-Québec devaient être économiquement rentables, viables sur le plan de l'environnement et favorables aux communautés qui les accueillent.»
Le volet environnement comprend les pratiques et les mesures mises en place afin de minimiser l'impact sur l'environnement des projets d'Hydro-Québec. On y trouve de tout. Cela va de la protection de l'air, de l'eau, des sols et des espèces animales aux études scientifiques menées sur l'effet des champs magnétiques et électriques sur la santé humaine.
Le volet économique s'attarde sur les retombées économiques des projets d'Hydro-Québec. On cherche, entre autres, à favoriser le développement des régions et à développer les partenariats d'affaires. Hydro-Québec exige aussi que ces fournisseurs adhèrent à certains des principes du développement durable. Les exigences environnementales sont maintenant intégrées au contrat et Hydro-Québec a mis en place à ce sujet un mode de surveillance des chantiers.
«Le développement durable n'est pas encore tout à fait intégré dans la communauté d'affaires et ses principes ne sont pas toujours traduits dans les règles de gestion des entreprises. Hydro-Québec croit qu'à cet égard, elle a un rôle de leadership à assumer.»
Volet social
Quant au volet social, il concerne surtout les liens qu'Hydro-Québec entretient avec la communauté. Hydro-Québec se définit comme un partenaire des communautés et à ce titre, les projets que la société met de l'avant doivent être élaborés en concertation avec les communautés qui les accueillent. «L'entente de la Baie-James était avant-gardiste en 1975, mais aujourd'hui les compensations financières ne suffisent plus. Il faut maintenant intégrer les communautés dans la gestion même des projets.»
Comment le projet de centrale thermique du Suroît cadre-t-il avec la politique de développement durable d'Hydro-Québec? «Il s'agit d'un projet d'exception, nous l'avons toujours dit, dont le but est de répondre pour les prochaines années à une demande croissante. Les technologies qui seront utilisées sont les moins polluantes sur le marché.»
Selon Martine Provost, le développement durable exige un changement culturel de fond et elle assure que la politique de développement durable mise de l'avant chez Hydro-Québec est prise au sérieux. «On s'impose d'être très rigoureux à ce sujet. Le développement durable chez Hydro-Québec, ce n'est pas du marketing ou un artifice publicitaire. Cela exige que toute l'entreprise s'inscrive dans une démarche d'amélioration continue.»
Gaz Métro
Si le distributeur de gaz naturel Gaz Métro ne dispose pas pour l'instant d'une véritable politique de développement durable, cela ne veut pas dire que le virage n'est pas, là aussi, bien amorcé. En effet, l'entreprise a mis en place une politique environnementale qui s'inscrit dans ce sens et le développement durable fait maintenant partie des préoccupations courantes de l'entreprise.
«Notre intérêt dans le développement durable va un peu de soi, explique Stéphanie Trudeau, directrice des affaires publiques pour l'entreprise. En faisant la promotion du gaz naturel, nous faisons du même coup la promotion d'une source d'énergie beaucoup moins polluante que le charbon ou le mazout.»
Gaz Métro a aussi mis en place un système de gestion de l'environnement (SGE) et a obtenu la norme ISO 14001. «Cela nous a obligés à repenser toutes nos manières de faire, précise-t-elle, et nous sommes la première entreprise gazière à avoir mis en place un système SGE.»
Cela a mené l'entreprise à se lancer dans la formation de ses employés. «Nous avons donné plus de 5200 heures de formation à notre personnel et chaque nouvel employé que nous embauchons doit maintenant suivre une formation en environnement.» Cela a aussi permis de mettre en place un imposant programme de recyclage qui a permis l'an dernier à cette entreprise de 1000 employés de recycler 1500 tonnes de matières résiduelles. «On recycle même les piles!»
Efficacité énergétique
Gaz Métro est particulièrement fière de sa politique d'efficacité énergétique, qui comprend pas moins de 20 programmes différents à l'intention de la clientèle résidentielle et commerciale. On peut donc remplacer le vieux thermostat par un thermostat électronique, tout comme on peut remplacer la chaudière ou le générateur à air chaud par des appareils plus efficaces sur le plan énergétique. Fait à noter: tous les programmes comportent un incitatif financier.
De plus, Gaz Métro s'est donné pour objectif de réduire de 20 % d'ici 2008 les émissions de gaz à effet de serre par mètre cube de gaz naturel livré. L'objectif est déjà atteint puisque «nous les avons déjà réduits de 30 %».
Ce qui impressionne le plus Stéphanie Trudeau en ce qui concerne le développement durable, c'est l'intérêt que portent les employés de l'entreprise à cette question. «Nos gens sont vraiment sensibilisés à l'environnement et au développement durable. Certains employés mettent en place des activités de leur propre initiative. Par exemple, un groupe d'employés a mis sur pied un projet qui permet de recycler et de réparer de vieux vélos et de les remettre ensuite à des organismes communautaires.»
Pareille attitude de la part des employés cadre bien avec les ambitions de l'entreprise en matière de développement durable. «Nous ne cherchons pas uniquement à respecter la réglementation, nous voulons carrément être plus performants que les normes.»
Vos réactions
Aucun commentaire ... soyez le premier !

