US Airways demande la protection de la loi sur les faillites

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Reuters
Édition du lundi 13 septembre 2004

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Alexandria, Virginie -- La septième compagnie aérienne américaine, US Airways, a demandé hier la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites pour la seconde fois en deux ans.

La compagnie, qui a fait cette demande auprès du tribunal des faillites du district est de Virginie, souffre de la concurrence sévère de la part de ses rivales à bas coûts, de l'envolée des cours du kérosène et de son incapacité à obtenir de nouvelles concessions de la part de son personnel.

Elle était sortie une première fois «amincie» au printemps 2003 de la protection du chapitre 11.

US Airways, dont le siège social se trouve à Arlington (Virginie), emploie aujourd'hui 28 000 personnes. Elle devrait fonctionner normalement, tout au moins à très court terme.

Il y a peu de chances que la compagnie réussisse à lever des fonds supplémentaires ou à trouver de nouveaux partenaires durant cette procédure de dépôt de bilan, mais certains experts en matière de restructuration interrogés récemment par Reuters ont donné à US Airways une bonne chance de revenir à une situation plus saine.

US Airways avait été le premier grand transporteur aérien américain à déposer son bilan en août 2002 durant la récession qui a durement frappé ce secteur au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. Le numéro deux américain, United Airlines, lui avait emboîté le pas et continue de fonctionner sous la protection de ses créanciers.

American Airlines, le numéro un mondial du transport aérien, a réussi à se restructurer sans faire appel à la protection des tribunaux et a échappé de peu au chapitre 11 tandis que Delta Air Lines, le numéro trois américain, bataille actuellement dur pour éviter un dépôt de bilan. Deux autres plus petites compagnies sont également en difficulté.

US Airways chiffre à 1,5 milliard de dollars les économies nécessaires à ses yeux pour se transformer et opérer sur la même base que ses rivales à bas coûts. Mais le personnel, notamment le personnel navigant, a refusé cette fois-ci de faire des sacrifices pour venir au secours de la direction.


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