Sondage Léger Marketing - Les Canadiens s'estiment bien informés sur le sida

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Édition du lundi 13 septembre 2004

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De toutes les catégories d'âge, chez les adultes canadiens, ce sont les plus jeunes qui sont les plus nombreux à se dire mal informés au sujet du sida, bien que la majorité d'entre eux s'estiment tout de même bien informés.

Un sondage Léger Marketing, qui a été remis à la Presse Canadienne, révèle en effet que ce sont les jeunes Canadiens de 18 à 24 ans qui sont les plus nombreux à s'avouer mal informés au sujet des modes de contamination et de la prévention du virus du sida.

Ces jeunes adultes sont 27 % à se dire ainsi mal informés, soit 19 % qui se disent «assez mal» informés, additionnés aux huit pour cent qui s'avouent «très mal» informés.

À l'opposé, 73 % des 18 à 24 ans se disent bien informés, en général -- réponses «très bien» informés et «assez bien» informés additionnées.

Ces différences avec les autres catégories d'âge sont statistiquement significatives, puisque pour tous les autres groupes d'âge jusqu'à 65 ans, la proportion de gens qui se disent bien informés est d'environ 86 % et la proportion de ceux qui se disent mal informés est de 14 %. Les 18-24 ans sont donc deux fois plus nombreux que les Canadiens de 25 à 65 ans à s'avouer mal informés sur le sida. Après 65 ans, le degré de conscientisation personnelle face au sida redescend au même niveau que pour les 18-24 ans.

Un défi

Invité à commenter ce sondage, le Dr Jean Robert, médecin spécialiste en microbiologie (maladies infectieuses), qui pratique à l'Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme, n'était guère surpris, lui qui est un pionnier de la lutte contre le sida au Québec.

«Le test peut être significatif quand on les prend par tranches d'âge. Ça, ça correspond à ce qu'on voit, moi qui vois du sida depuis 1980. Il y a eu effectivement beaucoup de renseignements, d'informations, de peurs, qui ont touché les gens qui avaient 25 ans et moins [à l'époque]. C'est comme si, en donnant cette information-là, ces gens-là étaient bien informés et [on s'imaginait] qu'on n'avait plus à travailler sur ça.» Or, une autre génération de jeunes est arrivée depuis ce temps.

Le Dr Robert affirme que cela est un défi de la prévention auprès des jeunes, à l'heure actuelle. «Les jeunes considèrent que le sida c'est une maladie de vieux, une maladie de l'autre génération d'avant.»

Le sondage a été réalisé auprès de 1502 Canadiens adultes, du 3 au 8 août dernier. Il comporte une marge d'erreur de 2,5 %, 19 fois sur 20.


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