Hôpital de Montréal pour enfants - Le pogo a sa place à l'hôpital, dit la direction
Mots clés :
Oui, il arrive que l'Hôpital de Montréal pour enfants serve des pogos, des pizzas-pochettes, des croustilles et du chocolat à ses petits patients, mais il serait faux de croire que la qualité des repas servis en pâtit pour autant, s'est défendue hier la direction de l'établissement.
Même son de cloche du côté de la diététiste-coordonnatrice Marie Lefrançois, qui assure que tous les repas de l'hôpital «tiennent compte du Guide alimentaire canadien, des habiletés motrices des enfants et de leur état de santé».
Pour ce qui est des croustilles et autres douceurs, ce sont des aliments rassurants qui ont aussi leur place sur le plateau d'un enfant hospitalisé, juge la professionnelle en nutrition clinique. «L'hospitalisation n'est pas le meilleur moment pour changer les habitudes d'un enfant. Cela peu même être rassurant pour un enfant de manger des croustilles», croit Marie Lefrançois.
Mardi, le syndicat des travailleurs de l'hôpital, affilié à la CSN, avait convié les médias dans les cuisines de l'hôpital afin de dénoncer l'attitude «de grippe-sou de Sodexho Marriott», le sous-traitant privé qui gère la cuisine de l'hôpital, l'accusant de servir aux enfants des plats réchauffés de piètre qualité et de remplacer la soupe par des croustilles.
La direction de l'hôpital a tenu hier à préciser que les employés de la cuisine sont aussi les siens depuis 14 ans et que les accusations du syndicat sont sans fondement. «Il est vrai qu'il y a présentement une réorganisation interne, mais cela n'affectera en rien la qualité des repas. Tout ce qu'on fait, c'est changer les heures de préparation des plateaux, ce qui nous permet de couper 60 heures par semaine», explique Diane Seperich.
La gestion des repas à l'Hôpital de Montréal pour enfants est une machine complexe. Les plats sont préparés à l'hôpital, puis divisés en portions sur des plateaux qui sont mis en chambre froide. Ils y sont refroidis en moins de quatre heures selon les standards établis, puis réchauffés pour la consommation.
Présents hier au point de presse impromptu de la direction, des membres du syndicat ont tenu à défendre leur thèse. «Ce n'est plus mangeable, ici», a décrété Olga Giancristofano, vice-présidente à la santé et à la sécurité du travail. «Et personne ne me dira que les pogos sont bons pour la santé. D'ailleurs, je n'ai jamais vu de fruits ici alors qu'on vous en montre comme si c'était normalement offert, ce qui est faux.»
Vos réactions
Aucun commentaire ... soyez le premier !

