Darfour: le Soudan rejette les menaces américaines de sanctions
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Addis Abeba -- Le Soudan a rejeté hier les menaces de sanctions brandies par les États-Unis à propos du Darfour, présentées par Khartoum comme s'inscrivant dans le cadre d'un «complot américain» visant à anéantir le gouvernement de Khartoum comme en Irak et en Somalie.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a donné début juillet un mois au gouvernement de Khartoum pour rétablir la sécurité dans sa province occidentale et mettre au pas les milices arabes djandjaouids, qui terrorisent les populations africaines. Faute de quoi, des sanctions, non précisées, seraient prises.
L'émissaire de l'ONU pour le Soudan, Jan Pronk, s'est prononcé pour un surcroît de pressions sur Khartoum mais les 15 États membres du Conseil de sécurité sont divisés sur la marche à suivre après l'expiration, le 30 août, du délai accordé, et on
ne s'attend pas à ce que l'ONU passe rapidement aux actes.
Les autorités soudanaises affirment ne pas contrôler les djandjaouids et, selon Beda, «avoir fait tout ce qui est humainement possible pour satisfaire les exigences des Nations unies et de la communauté internationale en l'espace de 30 jours».
Le vice-président du Parlement a notamment affirmé que son gouvernement avait amélioré l'accès de la région à l'aide humanitaire et dépêché 12 000 policiers et 40 000 militaires pour rétablir la sécurité du Darfour, une région aride grande comme la France.

