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Saloperies, lavure et jovialisme

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Yannick Gagné (yannickgagne_libre_penseur@yahoo.ca)
Envoyé Le mercredi 08 septembre 2004 10:00



Est-ce que Robert Gillet a fini de purger sa peine ? Non. Sa sentence de travaux communautaires est complétée, toutefois sa probation d'un an est toujours en vigueur.

Je ne nierai pas le droit au travail de Robert Gillet, mais sa décision - qui est aussi celle de Cogeco - de revenir aussi vite au micro, à Québec de surcroît, m'en dit assez long sur l'arrogance, la froideur et l'inconscience du personnage. Personnage qui, dès l'annonce de sa sentence a profité de toutes les tribunes - celle de Radio-Canada, surtout - pour exhiber la pathétique image de sa bête incompréhension, son absence de remords ainsi que sa mine déconfite de pitoyable victime.

D'ailleurs, durant toutes les procédures, lui et son sbire, Me Larochelle, se sont ri de tout l'appareil judiciaire et ont repoussés encore plus bas, les limites de la misogynie, en intimidant et en terrorisant les victimes du réseau de prostitution juvénile de Québec. Mythomanes, grandes actrices, vous vous souvenez ? Tout cela sous le regard indifférent, voire complaisant des groupes de défenses des femmes.

Robert Gillet a même ajouté l'injure à l'insulte en poursuivant la plus jeune des témoins, poussant ainsi à son paroxysme sa fielleuse hargne vindicative. En fait, dans tout ce scabreux épisode, c'est l'inhumanité - caractéristique que j'abhorre particulièrement - de Robert Gillet qui nous a été dévoilée. Les individus de cette engeance ennoblissent l'entièreté du règne animal. Me voilà même pris d'une soudaine sympathie pour le rat, la hyène et le vautour.

Pour ma part, aucune campagne de relation publique, toute lénifiante et euphorisante qu'elle soit, mettant en scène un grotesque et feint, acte de contrition - car il n'aurait été sincère, que s'il n'avait pas été parfaitement orchestré ; s'il avait été spontané - ne viendra effacer la médiocrité de cet Être que je ne peux me résoudre à qualifier d'humain. Comme la fin justifie les moyens et connaissant la turpitude des publicitaires et du corporatisme, je ne serai pas crédule au point d'avaler le jovialisme rassérénant qu'on essaiera de me rentrer, avec douceur et mièvrerie, dans la gorge.

Robert Gillet a le droit de reprendre le micro, certes, mais personne ne peut m'empêcher d'en avoir la nausée. Je suis désolé, mais ma mansuétude refuse toute invitation au banquet de la turpitude.

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