Opinion

Lettres: Salut à un grand plasticien

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Pierre-Paul Rioux, Montréal, août 2004

Édition du lundi 30 août 2004

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C'est avec une profonde tristesse que j'ai appris le décès du peintre Jean-Paul Jérôme. J'ai eu le bonheur de fréquenter ce très grand artiste qui n'aura pas eu de son vivant la reconnaissance à laquelle il pouvait prétendre. C'est à Rivières-du-Loup, en 2001, au Musée du Bas-Saint-Laurent que j'aurai vu sa dernière exposition rétrospective.

Jean-Paul Jérôme a été l'un des premiers plasticiens du Québec avec de Repentigny, Bélisle et Toupin.

J'ai connu son oeuvre en 1980. J'ai été aussitôt séduit et ébloui par ses grandes toiles peintes en aplats, composées de plages de couleurs, séparées parfois de sillons de lin. Je me souviens encore m'être abandonné à leurs couleurs et à leurs formes, m'être promené dans ces tableaux et avoir rêvé.

J'aimerais tant qu'on reconnaisse enfin la valeur exceptionnelle de cet artiste inventif, fécond et puissant.


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