Athènes a gagné son pari

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

AP
Édition du vendredi 13 août 2004

Mots clés :

Athènes -- Athènes vibrera ce soir des premiers échos des Jeux olympiques, lors de la cérémonie d'ouverture de la compétition. Après des mois d'attente et d'inquiétude liés aux risques d'attentats et au retard pris par les organisateurs, tout est désormais en place dans la capitale grecque.

Critiqués jusqu'au dernier moment pour leurs retards, les Grecs seront à l'heure pour accueillir les 10 500 athlètes originaires de 201 pays réunis pendant la quinzaine olympique. Athènes, transfigurée en métropole moderne par trois ans de travaux, pourra alors se présenter fièrement à la face du monde et au regard des plus de 70 000 spectateurs attendus au Stade olympique.

«Je pense que vous avez sauvé la Grèce et le CIO d'une grande humiliation», s'est réjoui hier un membre israélien du CIO, Alex Gilady, qui faisait partie de l'équipe de coordination pour les Jeux d'Athènes.

Athènes, une ville réputée jadis pour ses embouteillages et sa pollution, affiche aujourd'hui un visage rayonnant. La circulation y est fluide, les quartiers touristiques sont très sûrs, et les transports en commun sont d'une efficacité remarquable. Des ingrédients infaillibles pour réjouir tous les membres de la famille olympique.

«Nous nous réjouissons vivement aujourd'hui de la fin des préparatifs», a déclaré de son côté le président du CIO, Jacques Rogge, avant de reprendre une citation de l'ancien Premier ministre britannique Winston Churchill: «Ce n'est pas encore fini, c'est seulement la fin du début, mais aussi le début de la fin.»

Les doutes concernant la préparation de la ville et des sites sportifs ont donc été levés. Mais la grande obsession de ces premiers Jeux d'été depuis les attaques terroristes du 11 septembre 2001 reste la même: la sécurité.

Pour éviter toute catastrophe, les organisateurs ont donc dépensé 1,2 milliard de dollars et déployé 70 000 policiers et soldats. Pendant toute la durée des Jeux, l'OTAN apportera son soutien, pendant que les navires des marines grecques et israéliennes, en compagnie la sixième flotte américaine, patrouilleront le long des côtes. Mais jusqu'à la cérémonie de clôture le 29 août prochain, les Grecs devront rester vigilants.

L'autre préoccupation majeure, éternelle dans le monde du sport, concerne le dopage. Mais le CIO semble déterminer à faire avancer la lutte, comme l'atteste la cascade de cas de dopage enregistrés avant même le début des compétitions. Dernière victime en date de cette chasse aux tricheurs, l'Espagnole Janet Puiggros Miranda, qui a été renvoyée chez elle hier par le comité olympique espagnol après un contrôle positif à l'EPO.

Certes, de nouveaux scandales de dopage pourraient émailler les Jeux. Ils assombriraient le tableau mais magnifieraient aussi les triomphes de ceux qui savent gagner sans tricher, avec courage et panache.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com