Déjà le dopage!

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AP
Édition du vendredi 13 août 2004

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Athènes -- À quelque 24 heures de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, plusieurs thèmes relatifs au dopage ont retenu l'attention, hier.

Le sprinter grec Kostas Kenteris, l'actuel champion olympique sur 200 mètres, était introuvable au Village olympique pour un test de dopage hier. Une autre sprinter du pays hôte, Katerina Thanou, était également introuvable pour être testée.

Le président du CIO Jacques Rogge a mis en place une commission disciplinaire pour enquêter «sur la nature et les circonstances d'une violation présumée des règles anti-dopage par deux athlètes grecs». Le CIO qui reproche aux athlètes de ne pas avoir «été disponibles pour le test et d'avoir manqué sans justification impérieuse» le contrôle.

La commission tiendra une audience pour les athlètes aujourd'hui et rendra un rapport au bureau exécutif du CIO qui devrait statuer sur la question le jour même. Le refus de se soumettre à un test de dopage équivaut à un test positif et peut mener à une suspension. Rater un test appelle seulement un avertissement mais trois absences équivalent à un test échoué.

L'an dernier, Kenteris et Thanou avaient manqué un test hors compétition. Ils se trouvaient au Qatar alors qu'ils avaient informé les responsables de la lutte contre le dopage qu'ils s'entraîneraient en Crète. Aucun des deux n'a jamais été contrôlé positif.

Pound critique

Dick Pound, qui dirige l'Agence mondiale anti-dopage, a une fois de plus critiqué les dirigeants de l'athlétisme américain à propos des récents cas de dopage. Pound a aussi prévenu que la sprinter Marion Jones serait «dans l'eau trouble» si elle ment quand elle affirme ne pas utiliser pas de substances interdites.

Tout en reconnaissant que Jones n'a encore jamais été accusée, Pound a signalé qu'on peut retirer des médailles olympiques à un athlète jusqu'à huit ans plus tard. Jones en a gagné cinq à Sydney en 2000.

Par ailleurs, Jeannie Longo, la réputée cycliste française qui vise une deuxième médaille d'or olympique, a fait l'apologie de la créatine, après qu'un article du journal Le Parisien l'ait accusée de proposer l'usage

de ce produit controversé mais toléré par le Comité international olympique et l'Agence mondiale anti-dopage.

«La créatine est la combinaison de trois acides aminés, a rappelé la Grenobloise de 45 ans. Le corps en consomme deux grammes par jour et il y en a dans la viande. Alors il faut interdire la viande.»


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