Fonds d'investissement: Vous n'aimez pas les cadeaux?
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Donner à ses enfants ou à ses petits-enfants la possibilité d'étudier au niveau collégial et universitaire sans qu'ils aient à contracter de dettes m'apparaît comme l'un des plus beaux cadeaux que l'on puisse faire à la prochaine génération.
Bien que les diplômés puissent généralement compter sur un salaire plus élevé en raison de leur formation, il n'en demeure pas moins que la charge d'une dette étudiante est souvent lourde à supporter. De tous ceux qui demeuraient endettés auprès du gouvernement deux ans après l'obtention du diplôme en 2000, 28 % de bacheliers et 34 % de diplômés du collégial ont déclaré éprouver de la difficulté à rembourser leurs dettes.
Un petit aperçu du futur? Toujours selon Statistique Canada, le coût prévu pour l'année 2021 des études universitaires de trois ans sera de 58 000 $ si on inclut toutes les dépenses connexes telles que le logement, le transport, etc.
Commencer sur le marché du travail sans avoir le stress d'avoir à supporter une lourde dette, voilà un atout de taille pour nos jeunes...
REEE
Le régime enregistré d'épargne-études constitue un outil de qualité pour accumuler les économies nécessaires aux études postsecondaires. L'un des grands avantages de cet outil grandement sous-utilisé, c'est qu'il permet de profiter de la subvention canadienne pour l'épargne-études (SCEE).
Cette subvention s'établit à 20 % des cotisations annuelles, jusqu'à concurrence de 400 $ par année, et elle peut être donnée jusqu'au 17e anniversaire de naissance du bénéficiaire. La subvention maximale est donc de 7200 $, soit 18 fois 400 $. Si l'on suppose que cette subvention de 400 $ par année est placée au taux réel de 8 %, il est possible de générer ainsi près de 15 000 $ supplémentaires au bout de 18 ans. Il s'agit là d'un bon coup de pouce pour l'établissement d'une épargne destinée aux études.
L'autre avantage non négligeable du REEE concerne le capital détenu à l'intérieur du régime. En effet, il demeure à l'abri de l'impôt jusqu'à son retrait. Donc, pas de soucis par rapport aux conséquences fiscales sur les dividendes, sur les gains en capital et sur les revenus d'intérêt. Le capital est seulement imposé au moment du retrait. En règle générale, le bénéficiaire touche alors un salaire peu élevé, ce qui diminue l'impact de l'imposition.
Dans le cas où un enfant déciderait de ne pas poursuivre ses études au niveau postsecondaire, il est possible transférer le contenu du REEE à l'intérieur d'un REER. Les fonds peuvent être également retirés du REEE, mais ce retrait est sujet à imposition. Toutefois, dans ces deux derniers cas, la subvention gouvernementale accumulée doit être remise au gouvernement du Canada. Les intérêts produits par les subventions continueront cependant à faire partie de votre avoir.
Au niveau social
Selon la façon dont il est conçu, le REEE avantage nettement les mieux nantis. Pour obtenir la subvention maximale de 400 $, il est nécessaire d'investir 2000 $. Un montant que les familles pauvres de même qu'une bonne partie de la classe moyenne ne peut simplement pas se permettre de mettre de côté. Pour les familles constituées de plusieurs enfants, la difficulté d'amasser le capital nécessaire pour toucher à une subvention décente est encore plus grande.
Il faut donc repenser le REEE pour qu'une portion élargie de la population puisse toucher à la fameuse subvention. Il est indéniable que l'acquisition d'une bonne formation demeure l'une des clés permettant aux jeunes issus de familles pauvres d'accéder à une meilleure qualité de vie.
questions@avantages.com
L'auteur est conseiller en placement et président d'Avantages Services Financiers, une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement et de gestion privée.
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à savoir - par mariett vince (francoisdenevers@videotron.ca)
Le lundi 09 août 2004 10:00

