Serge Reggiani (1922-2004) - Et maintenant l'Italien

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Sylvain Cormier
Édition du samedi 24 et du dimanche 25 juillet 2004

Mots clés :

«C'était un homme de bourre, qui prenait la vie par tous les bouts, la croquait avec toutes ses dents et la buvait à plein gosier», dit Jean-Louis Foulquier, le fondateur des FrancoFolies de La Rochelle.

Photo: Agence France-Presse

Hier Sacha, aujourd'hui Reggiani: la chanson était déjà triste, voilà qu'elle pleure. Et avec elle toute la francophonie. L'Italien mort, c'est aussi le rappel douloureusement tardif de la fin d'un siècle de culture, qui n'aura pas eu de serviteur plus fier, plus noble et plus intensément humaniste que cet immigrant qui joua Cocteau, récita Sartre, joua pour Visconti et Sautet, chanta Vian et Moustaki, et n'abdiqua jamais sa place sur scène. Rappel, ovation, rideau.

















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